Béziers : la SEBLI change de nom pour mieux se diversifier

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F. Lacas (Béziers Méditerranée) et T. Boucher (Viaterra), devant le nouveau logo de la SEM biterroise.
F. Lacas (Béziers Méditerranée) et T. Boucher (Viaterra), devant le nouveau logo de la SEM biterroise. (Crédits : Viaterra)
Lors de l'AG extraordinaire tenue le 27 octobre, la société d'équipement de Béziers et son littoral (SEBLI) a opté pour un nouveau nom : Viaterra. Une façon de moderniser son image, mais aussi de signifier d'autres ambitions sur de nouveaux marchés.

Créée en 1963, la société d'équipement de Béziers et son littoral (SEBLI) vient de changer de nom en se rebaptisant Viaterra. La composition de son capital reste toutefois inchangée : Béziers Méditerranée (29,5 %), Ville de Béziers (14 %), Hérault Méditerranée (12 %), Ville d'Agde (5 %), Caisse des dépôts (12 %), ainsi que la Caisse d'Épargne ou la CCI de Béziers.

"J'ai voulu, lors de mon arrivée à la présidence de Béziers Méditerranée, changer une situation où les entreprises se plaignaient de ne pas avoir d'interlocuteur direct, rappelle Frédéric Lacas. J'ai donc mis en contact l'Agglo et la SEBLI pour leur donner ce point de chute. Mais il faut désormais s'inscrire dans l'avenir, comme le symbolise ce nom."

Extension du rayonnement

Selon son directeur Thierry Boucher, Viaterra veut profiter de ce changement de patronyme pour explorer de nouveaux métiers : développement durable, écoquartiers, TIC, silver économie, etc. L'un des axes privilégiés est la prospection sur de nouveaux marchés, hors périmètre historique de la SEBLI.

"L'Agglo et la Ville de Béziers représentant 90 % de notre activité, il devient nécessaire de nous diversifier, justifie-t-il. Nous sommes opérationnels sur toute la chaîne, depuis le bureau d'études jusqu'aux opérations d'urbanisation ou de rénovation urbaine, ce qui nous laisse une grande marge de manœuvre. ll existe encore des territoires qui ne sont pas couverts par des SERM, ou bien sur lesquels les SERM n'ont pas la surface financière et technique pour répondre à des offres complexes, telles que des parecs d'activités."

Parmi les pistes nouvelles privilégiées par Viaterra figurent d'abord les villes de l'Agglo biterroise elles-mêmes. "Nous allons travailler avec elles en fonction des besoins", indique Thierry Boucher. Sans s'interdire d'aller plus loin : la SEM vient ainsi de répondre à son 1er appel d'offres sur le Carcassonnais.

Le littoral, un nouveau gisement

De même, Viaterra veut profiter de l'élan que va donner le plan Littoral XXI porté par la Région, et visant à rénover et redynamiser l'immobilier et l'économie du littoral languedocien, pour s'inscrire dans cette dynamique. Il n'est d'ailleurs pas exclu, ni par le directeur de la SEM ni par Frédéric Lacas, que Viaterra fasse des offres de service dans le cadre de ce plan.

"Nous allons développer une offre pour le littoral, annonce Thierry Boucher. Nous assurons déjà l'assistance technique sur les projets de modernisation des ports de Sérignan et Valras. Mais il faut aller plus loin et repenser nos stations balnéaires."

Après avoir réalisé des opérations emblématiques telles que le quartier de la Devèze, la station du Cap d'Agde, ou le stade de la Méditerranée, Viaterra porte aujourd'hui des opérations-phare telles que le quartier de la Courondelle ("plusieurs milliers de logements"), la piscine de Servian ou encore le projet des Grandes Vignes ("un écoquartier exemplaire").

Sur le plan du développement économiques, les principales offres de Viaterra tournent autour des zones d'activités de la Méridienne (70 ha), qui a enregistré récemment les arrivées du groupe Barba, de Buchaca ou de Décathlon ; celle de Mazeran (90 ha), dont la commercialisation démarre, avec un accent mis sur les TIC, la santé et les énergies vertes (arrivée de Quadran prévue en fin d'année) ; ou d'autres zones à vocation artisanale dans le quartier de l'Hours, ou sur les zones de Béziers-Ouest I et II.

Viaterra réalise entre 10 et 15 M€ de travaux par an, et autant dans la vente de terrains à bâtir.

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Commentaires
a écrit le 30/10/2016 à 10:41 :
Bien triste abandon de ce qui fut la fierté de beaucoup d’Héraultais, d’un nom qui résonnait avec « Développement Economique », « Emploi », « Politique et Administration efficaces », à une époque où des élus, des entrepreneurs ambitieux, des Agathois, des Biterrois, (dont beaucoup de rapatriés), voulaient faire du Languedoc la Californie de l’Europe…
En voulant faire oublier les errements de « petits bras », on efface la mémoire qui nous rappelait de grands hommes…

CHARLES IGNATOFF
Ancien Secrétaire Général et Directeur Opérationnel de la SEBLI
a écrit le 28/10/2016 à 16:46 :
En connaissance de causes c'est plutot pour refiler les dettes a la prochaine entitée vu les investissements catastrophiques engendrés par les différentes municipalitées mais une fois de plus le peuple paiera !!!!!
a écrit le 28/10/2016 à 9:07 :
Changer de nom c'est évidemment bien. Mais les pratiques changeront-elles également? Par ailleurs, que deviennent le nombreux cadavres qui se trouvent encore dans les placards? L'ancienne SEBLI où régnaient à la fois l'occulte et l'arbitraire va-t-elle modifier ses plans. Tout le monde le souhaite et sans doute Robert Ménard le premier.

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