Comment la Région Occitanie veut peser sur la préparation des JO 2024

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Le CREPS de Font-Romeu, centre national d'entraînement en altidude, est un site-clef dans la stratégie régionale en vue des JO de 2024
Le CREPS de Font-Romeu, centre national d'entraînement en altidude, est un site-clef dans la stratégie régionale en vue des JO de 2024 (Crédits : CREPS Font-Romeu)
La Région a lancé, le 8 février, un plan d'actions baptisé "Occitanie Olympique 2024". Son objectif : agir auprès du Comité d'organisation des Jeux Olympiques de 2024 et des 28 fédérations olympiques pour labelliser des sites d'entraînement présents sur son territoire.

Le Conseil régional Occitanie lance son programme "Occitanie Olympique 2024" afin de peser sur l'organisation de l'événement, qui se déroulera à Paris, et de mobiliser le mouvement sportif régional avec elle. La Région a donc créé trois structures à cette fin :

  • un Cercle des Ambassadeurs (qui comptera de 80 à 100 personnes, dont des "stars" du sport en région) pour la positionner en tant que pilote des destinations d'entraînement olympique ;
  • une Communauté "Occitanie Olympique 2024", avec 75 % de membres issus du monde sportif (médaillés olympiques, dirigeants de clubs...) et 25 % de représentants des pôles d'excellence pour l'entraînement des sportifs de haut niveau, afin de structurer le tissu régional ;
  • un comité de pilotage, officiellement créé le 8 février, pour coordonner ces deux premières structures, et qui se compose de plusieurs personnalités du monde sportif telles que Bernard Lapasset et Tony Estanguet, co-présidents du Comité d'organisation des Jeux Olympiques (COJO), Jean Castex, délégué interministèriel aux JO, ou Claude Onesta, délégué à la haute performance auprès de la ministre des Sports.

De même, la Région annonce un budget de 23 M€ (+ 10 %) sur 2018, en faveur de sa politique sportive globale pensée en trois axes : création et développement d'infrastructures sportives, formation des sportifs, et soutien à la filière économique du sport. Des financements seront fléchés pour renforcer les aides aux athlètes, aux clubs et aux ligues, pour investir sur des sites clefs tels que les CREPS (trois sites en région) et les équipements de niveau olympique, pour cartographier des destinations d'entraînement.

 "Selon Jean Castex, l'Occitanie est la première Région à se mettre en mouvement aussi tôt en prévision des JO de 2024, souligne Carole Delga, présidente de Région. Au-delà de nos sites d'entraînement, nous avons aussi un réseau de volontaires important, qu'on pourra mobiliser pour cette démarche en puisant dans les 1,4 millions de licenciés en région."

2018, une année (déjà) décisive

Que peut espérer la Région ? Selon Thierry Rey, ex-médaillé olympique de judo et conseiller du COJO, présent lors des 1ères Rencontres régionales du sport organisées le même jour à Montpellier, le COJO travaille actuellement avec le CIO à l'élaboration d'un cahier des charges visant à labelliser des sites en région où les délégations françaises et étrangères pourront s'entraîner.

A compter de la rentrée 2018, et jusqu'aux JO de Tokyo en 2020, le COJO délivrera des certificats et fera connaître la liste des sites labellisés. Au-delà, plusieurs territoires pourront être mis à contribution en amont des JO de 2024, pour organiser des "test events" (épreuves de qualification), ou encore des manifestations telles que le parcours de la flamme olympique, la gestion de "fan zones", ou le programme des volontaires (appelés à assurer l'accueil, la sécurité ou l'accompagnement des athlètes).

"Le COJO va s'appuyer sur tous les territoires car il est important de réussir cet événement, que nous attendions depuis 100 ans, sur tout le territoire français, promet Thierry Rey. Chaque région aura une responsabilité participative sur la réussite des JO, mais aussi sur ce qui se passe en amont."

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