Montpellier : un nouveau pont sur l’autoroute pour relier la gare TVG

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(Crédits : Agence MIMRAM/IDA+)
La Métropole de Montpellier et Vinci Autoroutes se sont engagés, le 22 mars, dans le cadre d’une convention, pour la construction d’un ouvrage d’art enjambant l’autoroute et permettant le passage des véhicules, du tramway, des vélos et piétons. Mis en service dans sa configuration finale en août 2022, il aura vocation à desservir la nouvelle gare TGV et l’ensemble du futur et vaste quartier Cambacérès.

Il s'appellera le pont Karl Marx. C'est le choix qu'a fait la Métropole de Montpellier pour le futur pont qui enjambera l'A709, en remplacement de celui existant, « avec la volonté d'inscrire ce penseur du XXIe siècle, qui ne possédait encore aucun lieu à son nom, dans le patrimoine de la ville », souligne le président de la Métropole Philippe Saurel.

Ce dernier recevait, le 22 mars, Pierre Coppey, président de Vinci Autoroutes, pour la signature d'une convention de financement pour la réalisation de l'ouvrage de franchissement. Un projet de 14,7 M€ qui s'inscrit dans le cadre du projet d'extension de la ligne 1 du tramway, soit un investissement global de 40 M€ (État : 3,5 M€, Région Occitanie : 4 M€, Montpellier Méditerranée Métropole : 32,5 M€).

Car l'objet de ces infrastructures est bien de desservir la nouvelle gare TGV Montpellier Sud de France, mais aussi l'ensemble du futur quartier Cambacérès, où cohabiteront des entreprises, la Halle French Tech, des logements, des écoles, le stade de football Louis Nicollin ou un palais des sports.

« Il fallait une infrastructure adaptée aux usages, déclare Philippe Saurel. Nous avions sous-évalué ce pont, notamment en termes de largeur. Nous l'avons revu à la hausse en le passant à quatre voies de circulation (2 x 2 voies, NDLR), avec deux voies de tramway et des aménagements pour les mobilités douces cycles et piétons. »

Tramway : deux nouvelles stations

L'opération sera conduite par Vinci Autoroutes, déjà maître d'ouvrage du doublement de l'A9 à Montpellier, livrée en mai 2017 avec six mois d'avance et permettant la séparation du trafic de transit et la desserte locale.

Les travaux démarreront en juin prochain, avec un chantier qui devrait mobiliser une centaine de personnes. La 1e phase verra la construction d'un premier tablier à l'est de l'ouvrage existant. Lors de la 2e phase, le trafic automobile sera dévié sur le nouvel ouvrage et le pont existant démoli.

Enfin, la 3e phase permettra l'élargissement du tablier, tout en maintenant la circulation, et la TAM (mandataire du projet d'extension de la ligne 1 du tramway) mettra en place les équipements nécessaires à l'exploitation du tramway. Le pont dans sa configuration finale sera opérationnel en août 2022.

Depuis juillet 2018, la desserte de la gare Montpellier Sud de France est assurée par un service de bus du réseau TAM. L'extension de la ligne 1 du tramway, d'une longueur de 1,3 km entre Odysseum (actuel bout de ligne) et la nouvelle gare, permettra de relier la nouvelle infrastructure ferroviaire à la gare Saint-Roch, en centre-ville, en 22 minutes.

L'extension rajoutera deux nouvelles stations : le terminus à la gare TGV et un arrêt à mi-chemin entre la future Halle French Tech (1e pierre en fin d'année) et le lycée Mendès-France.

Peut-être un nouvel échangeur...

Ce nouveau pont pourrait-il permettre la création d'un échangeur supplémentaire sur l'autoroute ?

« Oui, c'est envisageable, répond Salvador Nuñez, directeur des opérations chez Vinci Autoroutes. Un examen est fait dans le cadre du quartier Cambacérès. Mais pour l'instant, aucune programmation n'a été faite. »

« A terme, ce sera vital, complète Philippe Saurel. Avec de telles infrastructures dans le quartier à horizon de dix ou quinze ans, nous pourrons l'envisager, même si on est déjà en discussion avec ASF. »

Quant à la polémique générée par le projet de la Métropole de désengorger la nouvelle gare en créant une voie au sud de la nouvelle gare et qui a suscité le courroux du maire de Lattes, qui ne veut pas récupérer sur sa commune un flux supplémentaire de voitures, Philippe Saurel répond, souriant : « Nous avons une lettre du préfet qui nous autorise à faire ce que nous faisons... La polémique est à Lattes, pas à Montpellier ! Une gare est un équipement public pour l'ensemble de la région, il faut être un peu altruiste. »

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Commentaires
a écrit le 25/03/2019 à 8:11 :
Bande d'imbéciles: pourraient pas mettre une navette ferroviaire entre cette gare imbécile et la gare St-Roch? Partie de l'une pour aller à l'autre en passant par St-jean-de -Védas, elle serait au centre en un quart d'heure!
Réponse de le 25/03/2019 à 8:47 :
Votre observation est parfaitement juste. Cependant dans ce pays, on pense "effet immédiat" et non pas "effet différé". C'est-à-dire que l'on se trouve très vite dans une situation de blocage faute d'avoir prévu globalement. Une situation identique se présente à Nîmes. Actuellement, on prévoit d'empiler équipement sur équipement dès lors que la nouvelle gare de Manduel est un contresens économique. Et je ne parle même pas de la SNCF qui n'a jamais été capable de préciser l'intensité du trafic. Cette désinvolture est accablante d'autant que ces investissements sont financés par nos impots.
a écrit le 23/03/2019 à 9:04 :
Cerise sur le gâteau, Saurel a prévu une super piste cyclable de luxe en site propre...:-)

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