Biodol Therapeutics lève 4,5 M€ pour développer son traitement contre la douleur neuropathique

 |  | 535 mots
Biodol Therapeutics a identifié le récepteur FLT3 comme un acteur-clef pour déclencher et maintenir l'état de douleur neuropathique chronique.
Biodol Therapeutics a identifié le récepteur FLT3 comme un acteur-clef pour déclencher et maintenir l'état de douleur neuropathique chronique. (Crédits : Creative Common)
Pour accélérer ses recherches de traitement contre la douleur chronique neuropathique, la biotech héraultaise Biodol Therapeutics boucle une levée de fonds de 4,5 M€. Et ambitionne d’entrer en phase clinique d’ici 2023.

Depuis sa création en 2015, Biodol Therapeutics développe des composés de premier ordre pour le traitement de la douleur chronique. Soutenue par Bpifrance, la Satt AxLR, Inserm Transfert, la Région Occitanie, l'ANR, Semia Incubator et le BIC de Montpellier, la biothech hébergée à Cap Alpha (Clapiers, près de Montpellier) vient de franchir un nouveau cap.

 « Nous sommes ravis d'annoncer l'investissement de V-Bio Ventures (société de capital-risque basée en Belgique, NDLR), se félicite Fabien Granier, P-dg de Biodol. Leurs connaissances et leurs conseils vont permettre à notre entreprise de passer au niveau supérieur. Grâce à notre portefeuille IP et à la suite de multiples discussions avec l'industrie pharmaceutique, nous sommes désormais dans une position unique pour finaliser l'ensemble de données-clefs attendues par l'industrie de la gestion de la douleur. »

L'opération financière porte sur un montant de 4,5 M€, dont une partie en non dilutif et l'autre en capital.

Douleurs à vie pour 1 personne sur 5

S'appuyant sur les travaux fondateurs du Dr Valmier, professeur à l'Université de Montpellier et à l'INSERM, et du Dr Rognan, directeur de recherche au CNRS de Strasbourg, Biodol Therapeutics a identifié le récepteur FLT3 comme un acteur-clef pour déclencher et maintenir l'état de douleur neuropathique chronique (NP).

« Ces douleurs NP sont liées à des lésions du système nerveux, comme par exemple une intervention chirurgicale pour enlever une tumeur qui a abîmé un nerf périphérique, du diabète qui génère des lésions, une amputation, explique Fabien Granier. C'est dans ce cas ce que l'on appelle "la douleur du membre absent". Ces séries de pathologies primaires génèrent des douleurs à vie, qui peuvent être insupportables pour les patients. On estime d'ailleurs qu'une personne sur cinq, dans les pays développés, souffrira de douleur chronique (douleur durant plus de 3 mois, ndlr) au cours de sa vie. Or hormis des molécules qui sont des antiépileptiques ou des antidépresseurs pouvant atténuer le message de douleur, il n'y a aucun médicament spécifique pour cette pathologie. L'identification du rôle du récepteur FLT3 est une cible très prometteuse. »

Un probable déménagement

Actuellement en développement préclinique (les études sur animaux ayant déjà été réalisées), la biotech héraultaise a désormais les moyens de développer de nouvelles molécules pour entrer en phase clinique puis se préparer au dépôt IND.

« L'objectif est clairement d'amener le candidat médicament aux portes de la clinique d'ici fin 2022, début 2023 », assure le P-dg.

Si les tests sont conduits au sein de l'Institut des Neurosciences de Montpellier, les composés biochimiques sont réalisés dans l'unité de fabrication ouverte à Strasbourg en 2017. A court terme, l'entreprise aimerait regrouper les effectifs (8 personnes) sur un même site.

« Il nous faut trouver du foncier et la recherche est un peu compliquée en raison des enjeux entre la France et la Belgique, mais aussi entre Montpellier et Strasbourg, avoue le Fabien Granier. Mais notre priorité est d'aller de l'avant pour fournir aux patients souffrant de douleurs neuropathiques les traitements sûrs et spécifiques qu'ils attendaient. »

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :