Compléments alimentaires : Dynveo veut intégrer toute la chaîne de valeur, des matières premières au laboratoire

Spécialisée dans la production de compléments alimentaires sans excipients ni additifs, la société montpelliéraine Dynveo, créée en 2010, réalise sa première levée de fonds. Cinq millions d’euros pour accroître ses capacités industrielles et développer la production d’actifs biosourcés en Occitanie. Et ainsi intégrer toute la chaîne de valeur : fabricant de matières premières, façonnier et laboratoire.
Cécile Chaigneau

3 mn

Dynveo est un laboratoire nutraceutique spécialisé dans la production de compléments alimentaires sans excipients ni additifs.
Dynveo est un laboratoire nutraceutique spécialisé dans la production de compléments alimentaires sans excipients ni additifs. (Crédits : DR)

Dynveo, laboratoire nutraceutique (basé à Teyran, près de Montpellier) créé en 2010, est spécialisé dans la production de compléments alimentaires sans excipients ni additifs. L'entreprise commercialise sa gamme essentiellement sur internet et sa filiale Greencaps, qui internalise l'activité de façonnier, produit également en marque blanche à hauteur de 15 à 20% de sa production totale.

Elle vient de conclure une levée de fonds de 5 millions d'euros avec Sofilaro (filiale capital investissement du Crédit Agricole), partenaire historique de l'entreprise, et avec le fonds d'investissement BNP Paribas Développement.

« C'est notre première levée de fonds et nous avons reçu beaucoup de marques d'intérêt car l'entreprise a plus de dix ans maintenant, fait son chiffre d'affaires et a toujours déroulé son plan de marche en fonds propres, souligne Thomas André, fondateur et P-dg de Dynveo. Notre objectif, c'est de répondre à une croissance fulgurante de la demande et d'approfondir notre effort d'innovation. »

Doubler les capacités de production

Ces financements vont donc permettre à la société d'augmenter ses capacités de production, qu'elle veut doubler dans les trois ans.

« On devrait même y arriver début 2022, ambitionne le dirigeant. Ce qui nous permettra d'être plus compétitif pour notre offre en marque blanche. »

Alors que Dynveo emploie aujourd'hui une soixantaine de salariés, le laboratoire prévoit de créer une centaine d'emplois à horizon 2025, avec des besoins sur des profils très divers, « du technicien de maintenance, à l'opérateur de production, en passant par le marketing, la vente ou les RH ».

L'entreprise projette également d'investir dans de nouvelles machines et technologies, et de construire de nouveaux locaux : « Nous avons identifié, avec les équipes de la Métropole de Montpellier, un bâtiment de plus de 4.000 m2 et nous sommes en train d'examiner les contraintes techniques de ce projet ».

Attentive à l'origine et à l'innocuité des actifs entrant dans la composition de ses compléments alimentaires, Dynveo a mis en place une dynamique de R&D visant à développer de nouvelles technologies de production d'actifs biosourcés en Occitanie.

Des actifs biosourcés en Occitanie d'ici 2026

Dans cette démarche, le laboratoire collabore avec d'autres acteurs de la recherche, comme Toulouse White Biotechnology (TWB). Cette unité mixte de service, gérée par INRAE (sous la triple tutelle INRAE-INSA-CNRS) accompagne l'industrie dans le développement de solutions innovantes et durable dans le domaine des biotechnologies industrielles.

« C'est une première dans le secteur des compléments alimentaires : nous voudrions être la première entreprise à intégrer toute la chaîne de valeur : fabricant de matières premières, façonnier et laboratoire, déclare Thomas André. Nous avons encore trois bonnes années de travail devant nous. Cette levée de fonds et ce partenariat nous permettront d'atteindre une production d'actifs par voie biosourcée à l'échelle industrielle d'ici 2026. Plusieurs brevets sont en cours de dépôt. »

Le dirigeant veut également accélérer le déploiement commercial de ses gammes dans les points de vente physiques : « Nous sommes déjà présent dans quelques magasins bio ou pharmacies, mais trop peu... Nous avons une réputation de pure-player digital dont nous souhaitons nous émanciper ».

Après un chiffre d'affaires de 5,2 millions d'euros en 2021, Thomas André mise sur les 8 millions en 2022. Et 50 millions d'euros en 2033, comme annoncé précédemment ? « C'est ambitieux mais réaliste », répond le dirigeant.

Cécile Chaigneau

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