Sabena Technics reprend New EAS

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New EAS, reprise par Sabena Technics, connaît son 3e propriétaire en 18 mois
New EAS, reprise par Sabena Technics, connaît son 3e propriétaire en 18 mois (Crédits : New EAS)
Déjà présent à Nîmes et Toulouse, ce spécialiste de la maintenance aéronautique vient de racheter la société catalane, en difficulté chronique, à la barre du tribunal de commerce de Perpignan (66).

C'est la promesse d'un nouvel envol pour New EAS. La société catalane de maintenance aéronautique basée sur le tarmac de l'aéroport de Perpignan vient d'être reprise par Sabena Technics, à la barre du tribunal de commerce de Perpignan. Placée en redressement judiciaire, New EAS (238 salariés) connaît là un troisième propriétaire en 18 mois.

En difficulté chronique, l'entreprise était depuis juillet 2017 majoritairement détenue par l'entrepreneur auvergnat Bruno Léchevin qui n'a donc pas su développer cette entreprise qui compte notamment Air France, DHL et plusieurs États parmi ses clients.

De nouveaux investissements ?

Le plan de continuation de l'actionnaire ayant été dans un premier temps rejeté par le tribunal, les juges ont donc validé la seule offre encore en lice alors que 5 autres sociétés avaient initialement montré un intérêt. Cette reprise par une société reconnue du secteur ne se fera pas sans casse.

Si 165 salariés resteront à Perpignan et que 30 propositions de reclassement seront faites dans d'autres établissements de Sabena Technics, 35 autres postes seront supprimés.

"C'était Sabena ou Pole Emploi, résume, dans une formule Alain Cavalière, le président du tribunal de commerce de Perpignan. Sabena Technics a un vrai projet industriel pour l'entreprise. Ils ont un portefeuille de clients, et promettent d'injecter immédiatement 4 M€ dans New EAS, auxquels s'ajouteront 1,5 M€ d'investissement sur trois ans", poursuit-il en précisant que la vente a été réglée pour un montant de 500 000 euros.

Un plan contesté

L'analyse est radicalement différente pour Bruno Léchevin qui indique dans un communiqué que l'entreprise est "redevenue profitable (...) elle détient une trésorerie positive à hauteur de 800 000 € et dispose d'un carnet de commande fonctionnel et diversifié. Dans l'intérêt de New EAS et de ses salariés, (l'entrepreneur) entend exposer devant la Cour d'Appel de Montpellier, les nombreuses irrégularités observées tant sur le fond que sur la forme, au cours de la procédure et de l'audience."

De son côté, le syndicat CGT de l'entreprise a appelé à la grève, le 26 janvier, en dénonçant notamment une partie du plan qui prévoit de reprendre les salariés sur une base de 39 heures payées 35.

Aujourd'hui propriété de TAT Group, Sabena Technics (2 500 salariés sur 14 sites dans le monde, 400 M€ de chiffre d'affaires) pourrait changer de propriétaire d'ici la fin de l'année. Les fonds Sagard, Bpifrance et TowerBrook, sont entrés en négociation exclusives avec le propriétaire afin de reprendre la majorité des parts de l'entreprise qui, en Occitanie, exploite historiquement deux sites à Toulouse et Nîmes.

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