Le numérique régional se positionne en "French California"

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Les membres du CA provisoire de FrenchSouth.digital
Les membres du CA provisoire de FrenchSouth.digital (Crédits : Christine Caville)
Le cluster numérique régional, FrenchSouth.digital, a été lancé le 5 mai à Montpellier en présence de 600 acteurs économiques. Cinq priorités ont été dévoilées, pour une ambition : s'imposer comme "le pôle digital de référence en Méditerranée", selon le président provisoire, Pierre Deniset.

Plus de 600 porteurs de projets, créateurs de start-ups, ou chefs d'entreprises en forte croissance, ainsi que quelques grands comptes (La Poste, Sanofi, EDF), ont répondu présents pour le lancement officiel de FrenchSouth.digital, mardi 5 mai au Domaine de Verchant, à Montpellier. La soirée marquait symboliquement le déploiement et l'affirmation du caractère régional de la nouvelle entité, issue du rapprochement des trois clusters préexistants : Novae LR (cluster numérique généraliste), PixLR (jeux vidéo et digital art) et MCC (cloud computing).

Les participants

"Ce cluster est d'abord une affaire d'entrepreneurs, rappelle Pierre Deniset, président du conseil d'administration provisoire de FrenchSouth.digital et P-dg de Kaliop. Ce qui m'intéresse, c'est de faire de la région une "French California". Le Languedoc-Roussillon a tous les atouts pour devenir le premier spot digital sur la façade sud du pays, en Méditerranée".

Des actions concrètes au menu

Le cluster est organisé en trois collèges, dédiés à la création numérique (Digital Content & Cultures), la distribution dématérialisée de contenus (Mediacloud Interactivity), et l'édition de logiciels et de solutions web (Smart Software). Une feuille de route déclinée en cinq priorités (financement, innovation, formation, communication, développement des affaires) comporte déjà certaines actions notables, telles que la mise en route de fonds pour le support aux introductions en bourse, le soutien au développement de plate-formes de datas et de démonstrateurs, et la création d'une école des métiers du numérique.

"Un des besoins identifiés dans les ateliers est la nécessité d'impulser une nouvelle dynamique commerciale, afin d'aider nos start-ups à acquérir une dimension régionale, nationale, puis internationale, indique Grégory Cladera (P-dg de RG Sytemes), pour le collège Smart Software. Ce collège nous permettra d'élargir le spectre d'actions nécessaires pour les porter vers cette dimension."

"Le but du cluster est de fédérer, au sein de secteurs en croissance où les sociétés internationales vont devoir se rassembler pour peser, estime Alain Molinié (P-dg d'AwoX), pour le collège Mediacloud Interactivity. Nous devons créer un pôle d'attractivité de niveau mondial car un grand groupe, quand il désire implanter une filiale, regarde d'abord les zones où il peut trouver une valeur ajoutée locale."

Des liens avec Toulouse

Interrogé par Objectif Languedoc-Roussillon, Tony Marchand, le directeur général du cluster d'entreprises numériques de la région Midi-Pyrénées (DigitalPlace), a confirmé sa volonté de travailler avec FrenchSouth.digital.

Pierre Deniset et Tony Marchand

"Nous n'avons pas la même expérience, car DigitalPlace existe depuis trois ans, ni la même typologie d'actions, souligne-t-il. Mais les problématiques d'entreprises sont les mêmes. En connaissant nos différences, nous pourrons mobiliser les entreprises en concertation : les animations dans notre filière étant très fréquentes, l'un de nos deux clusters pourra relayer auprès de l'autre les bénéfices engrangés lors de telle ou telle expérience. Dans un deuxième temps, nous verrons comment trouver ensemble une meilleure visibilité."

Avec l'ouverture officielle des adhésions lors de la même soirée, FrenchSouth.digital s'engage vers la désignation de sa nouvelle gouvernance. La prochaine assemblée générale du cluster aura lieu fin juin, et verra l'élection de son conseil d'administration permanent.

En Languedoc-Roussillon, la filière numérique englobe 4 500 entreprises et 12 000 salariés, et génère un chiffre d'affaires de 3 Mds €.

Crédits photos : Christine Caville

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Commentaires
a écrit le 06/05/2015 à 13:33 :
Il est vrai que la région ne manque pas d’attrait, du point de vue du cadre de vie, la proximité de la mer, etc... mais ça ne favorise pas obligatoirement la productivité.
Sans vouloir jouer les rabat joie, il me semble que coté infrastructures, ce n'est pas encore le top. Que devient IBM avec son projet Smarter Cities ?

Certes la volonté (de quelques uns) est là, mais l’état d'esprit et la culture sont tout aussi importants.
A un moment donné il faut des des investisseurs.et des afflux de capitaux et ils ne viendront que si la preuve du sérieux est faite.
a écrit le 06/05/2015 à 11:11 :
Quel titre absolument stupide ! Les journalistes ne peuvent pas s'empêcher de barbouiller de l'anglais partout, sans doute pour montrer qu'ils font partie de ceux qui savent ; la plupart du temps cela n'apporte rien mais révèle en creux la veule soumission des médias aux médias anglo-saxons,américains si possible.Encore bravo et merci pour ce bousillage de la langue .

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