Municipales à Perpignan : Carole Delga appelle à voter Jean-Marc Pujol pour contrer Louis Aliot

La présidente (PS) de la Région Occitanie, Carole Delga, en visite à Perpignan le 25 juin, a officialisé son soutien à Jean-Marc Pujol (LR), qui brigue un 3e mandat face à Louis Aliot (RN). Au second tour du 28 juin prochain, elle appelle les Perpignanais à voter pour le maire sortant, « seule voie d’avenir pour Perpignan », selon elle.
La présidente de la Région Occitanie Carole Delga apporte son soutien à Jean-Marc Pujol dans la bataille pour conserver la mairie de Perpignan face à Louis Aliot.
La présidente de la Région Occitanie Carole Delga apporte son soutien à Jean-Marc Pujol dans la bataille pour conserver la mairie de Perpignan face à Louis Aliot. (Crédits : DR)

À J-3 du second tour des élections municipales, Carole Delga, présidente socialiste de la Région Occitanie en déplacement à Perpignan le 25 juin, a officiellement affiché son soutien à Jean-Marc Pujol, maire (LR) sortant et candidat à sa propre succession.

Un soutien de taille, affiché en marge d'une manifestation organisée par le pôle de compétitivité DERBI (spécialisé dans les énergies renouvelables) qui intervient dans un contexte électoral à haut risque dans la cité catalane.

En effet, Perpignan, convoitée par le cadre du Rassemblement National (RN) Louis Aliot, pourrait basculer entre les mains de l'extrême-droite le 28 juin prochain, devenant par la même occasion la première ville française de plus de 100 000 habitants à être gérée par le parti de Marine Le Pen.

« Pour Louis Aliot et le Rassemblement National, Perpignan est une ville laboratoire, une expérimentation pour préparer l'élection présidentielle de 2022, déclare Carole Delga. Je suis une femme de gauche, une femme socialiste, et je sais le danger que représente une ville quand elle tombe, car c'est bien de ce terme qu'il s'agit, aux mains du Rassemblement National. Je le vois à Béziers et à Beaucaire. Ce sont des communes complètement isolées, qui n'ont plus du tout d'implantation économique et où la misère, le taux de pauvreté, augmentent. J'aime mon pays, j'aime la République et je souhaite que Perpignan reste dans la République. Et pour cela j'appelle à voter Jean-Marc Pujol avec conviction. C'est la seule voie d'avenir pour Perpignan. »

La présence d'Agnès Langevine, ancienne candidate écologiste à la mairie de Perpignan, a également été remarquée, de même que celle d'Hermeline Malherbe, présidente du Département des Pyrénées-Orientales, et de nombreux élus locaux.

Pour rappel, en 2014, la configuration était la même pour le second tour : un duel final opposant Jean-Marc Pujol et Louis Aliot. À l'époque, les électeurs perpignanais avaient majoritairement dirigé leur vote vers Jean-Marc Pujol (55,11 % des suffrages exprimés).

Un scénario à l'identique dimanche ? C'est ce qu'espère le front républicain qui s'est formé autour de Jean-Marc Pujol fin mai, à la suite du retrait du second tour des deux candidats de l'opposition, Agnès Langevine (EELV) et Romain Grau (LREM).

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