Pascal Mailhos nommé préfet préfigurateur de la future grande région

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Pascal Mailhos
Pascal Mailhos (Crédits : Rémi Benoit)
L'annonce en a été faite à l'issue du Conseil des ministres, mercredi 22 avril : Pascal Mailhos, actuel préfet de Midi-Pyrénées, a été nommé préfet préfigurateur de la future région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Il devra adapter les services de l'État au redécoupage régional.

Lors du Conseil des ministres, mercredi 22 avril, sept préfets préfigurateurs ont été nommés par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et vont devoir adapter les services de l'État au nouveau redécoupage territorial.

Pour la future grande région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées (qui sera officiellement créée en janvier 2016), c'est sans surprise le préfet de Midi-Pyrénées, Pascal Mailhos, qui a été nommé.

Il sera désormais en charge de répartir l'ensemble des actuelles directions administratives - et leurs agents - sur le nouveau territoire régional. Sur ce point, la ministre de la Décentralisation Marilyse Lebranchu a tenu à rassurer, lors de sa visite à Toulouse la semaine dernière : "Il n'y aura pas de grand déménagement", a-t-elle assuré.

Le choix du siège du futur chef-lieu provisoire incombera également à Pascal Mailhos, même si la décision définitive sur la future capitale régionale sera prise par le gouvernement. Il faudra attendre juillet 2016, après renouvellement des conseils régionaux en 2015.

Dans le compte rendu du Conseil des ministres de ce 22 avril est ainsi définie la mission des nouveaux préfets :

"Les sept préfets préfigurateurs sont chargés, avec l'ensemble des équipes régionales, d'animer et de coordonner la réforme, de mener le dialogue avec les élus et la concertation avec les organisations syndicales pour élaborer un projet d'organisation régionale, incluant notamment une proposition d'organisation fonctionnelle et d'implantation géographique pour chaque direction régionale"

Ainsi, Pascal Mailhos a jusqu'à fin juin pour faire des propositions au gouvernement. Il devrait engager rapidement la concertation au sujet de la future capitale.

Pascal Mailhos, une carrière dans les services de l'État

Originaire d'Albi, ce petit-fils de préfet diplômé de Sciences Po Paris et de l'Ena, a occupé de nombreuses fonctions au sein des services de l'État : directeur du cabinet du préfet de Seine-et-Marne, secrétaire général de la préfecture de la Meuse, conseiller technique au cabinet de Charles Pasqua (alors ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'aménagement du territoire).

Ancien directeur des renseignements généraux de 2004 à 2006, il a été remplacé dans ses fonctions par Joël Bouchité, proche de Bernard Squarcini, sur proposition de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur de l'époque. Il a ensuite été nommé directeur de la modernisation et de l'administration territoriale au secrétariat général du ministère de l'Intérieur, avant d'être nommé préfet de Bourgogne en 2011, puis préfet de Haute-Garonne et de Midi-Pyrénées en 2014.

Rectorat et ARS

À noter, par ailleurs, que des recteurs "de convergence" ont été également nommés aujourd'hui pour adapter la carte des nouvelles académies. À ce titre, Hélène Bernard, rectrice de Toulouse et de Midi-Pyrénées, s'occupera de la nouvelle grande région.

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Réactions

Martin Malvy , président de la Région Midi-Pyrénées :

« Nous attendions ces désignations. Le calendrier se resserre et si l'on veut que les choix qui seront faits le soient dans la concertation il n'y a évidemment pas de temps à perdre. Ils devront être équilibrés et tenir compte de l'ensemble du territoire de la nouvelle Région. »

Jean-Louis Chauzy, président du Ceser :

« Les nominations à ses côtés (de Pascal Mailhos, NDLR) de la Rectrice de l'Académie de Toulouse et de la Directrice de l'Agence Régionale de Santé ne sauraient prédéterminer la localisation des nouvelles administrations ; la complémentarité, c'est aussi le partage des services aux habitants et des missions. Il ne s'agit pas de construire à Toulouse des tours de 50 étages !!! »

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Commentaires
a écrit le 23/04/2015 à 8:53 :
on ne pouvait pas faire mieux !
les carottes sont cuites pour le languedoc Roussillon !!!
pourquoi ne pas avoir pris des personnes extérieures aux deux actuelles régions ?
Pour aller plus vite ?
Plus vite, n'est pas forcement mieux !!

a force de revenir en arrière pour des raisons de centralsiations et d'allègement des coûts on va s'apercevoir que la régionalisation était une absurdité, et que l’état avec les départements suffisaient.....mais il faudra garder les régions, les communautés communes, les agglos......les metropoles...enfin, le milles feuilles !!!
merci les décideurs
Réponse de le 27/04/2015 à 20:09 :
Vous n'avez pas tort. D'autant plus que partout dans le monde la régionalisation est passée de mode et ne s'avere pas l'echelon pertinent. Nous sommes à l'ère des métropoles... et cela ne signifie pas forcément d'ensembles énormes mais de villes disposant d'un certain degré d'équipement notamment en matière de communication et de ressources. Toujours à la masse, la classe politique française et singulièrement le PS nous pond une réforme qui avait raison d'être il y a 30 ou 40 ans mais qui est complètement dépassée aujourd'hui.

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