Open data : Toulouse Métropole met davantage de données à disposition des start-ups

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Recensement, horaires de bus, résultats d'élections...les startups de Toulouse Métropole ont désormais un accès libre à ces données
Recensement, horaires de bus, résultats d'élections...les startups de Toulouse Métropole ont désormais un accès libre à ces données (Crédits : Rémi Benoit)
Toulouse Métropole met à disposition certaines de ses données (recensement, équipements, élections...) sur internet. Dans une nouvelle version de son site mise en ligne le 12 mai, elle présente une centaine de jeux de données publiques supplémentaires sur une plate-forme plus facile d'utilisation. Objectif, aider le mouvement open data prendre de l'ampleur dans la région, mais avant tout booster l'économie numérique.

L'open data, qu'est-ce que c'est ? Apparu aux alentours de 2010 en France, ce mouvement consiste pour les collectivités locales (mairies, intercommunalités, conseils généraux, régionaux...) et leurs partenaires (régie de transports en commun, distributeur d'eau...) à mettre à disposition des entreprises et des habitants toute une série de données qu'elles produisent. Par exemple, les équipements, les recensements quartier par quartier, les résultats électoraux bureau de vote par bureau de vote, les horaires de bus, etc. Ces données sont libres, c'est-à-dire qu'elles peuvent être réutilisées par les entreprises du numérique pour produire des application pour smartphones, par exemple.

Nouvelle plateforme

Pionnière de ce mouvement, Toulouse Métropole a mis en ligne une nouvelle version de sa plateforme Toulouse-metropole.data, le 12 mai. Outre un moteur de recherche pour naviguer dans les quelque 200 jeux de données libérées et un accès à une "interface de programmation" (API) pour les entrepreneurs, elle propose un historique de la démarche de Toulouse Métropole, un recensement des communes impliquées dans la démarche et des réutilisations des données par les entreprises, ainsi qu'un agenda des événements liés à l'open data dans l'agglomération toulousaine.

"L'idée était de mieux communiquer autour de l'open data, en libérant de nouvelles données publiques et en les rendant accessibles au plus grand nombre grâce à une interface plus simple et plus pédagogique", explique Bertrand Serp, vice-président de Toulouse métropole en charge de l'Économie numérique et de la robotique et président de l'association Open Data France.

Mille euros par an

Ce nouveau portail été conçu par l'entreprise parisienne OpenDataSoft, spécialisée dans le développement de platesformes pour l'open data. Cette société, qui compte aujourd'hui 12 salariés et espère 1,2 million d'euros de chiffre d'affaires en 2015, a créé un portail-type qu'elle "loue" aux entreprises et aux collectivités territoriales, tout en continuant à le perfectionner. Toulouse Métropole s'est abonnée à la plateforme pour une durée de trois ans, à raison de "10 000 euros par an", indique-t-on à la mairie de Toulouse.

"Les collectivités territoriales ont des besoins spécifiques, observe Jean-Marc Lazard, directeur général d'OpenDataSoft. Les processus doivent être simples pour qu'un maximum de services soient autonomes dans la mise en ligne des données. La plateforme doit pouvoir s'ouvrir facilement aux partenaires. Il faut aussi faire le grand écart entre des visualisations interactives assez claires et des données utiles pour le grand public, sur les bornes vélo par exemple, et des accès API où les entrepreneurs peuvent brancher leurs applications pour récupérer les mises à jour en direct."

Toulouse, métropole "French Tech"

Un premier portail open data avait été ouvert le 22 octobre 2011. La régie de transports en commun Tisséo s'est associée à la démarche en fournissant des données, suivie par La Poste, en juin 2012, et l'Office de tourisme de Toulouse, le 18 juillet 2013. L'association de promotion de la libération des données publiques Open Data France a été créée le 9 octobre 2013, et Bertrand Serp en a été nommé président le 9 juillet 2014. En novembre 2014, Toulouse Métropole a obtenu le label Métropole French Tech.

Aujourd'hui, 9 des 37 communes de la métropole se sont engagées dans la libération de leurs données. "7 ou 8 entreprises ont déjà réutilisé les données libérées", calcule Bertrand Serp. Parmi lesquelles les startups GéOVélO (calcul d'itinéraires cyclistes à Toulouse), La ville sonore (balade créative à Toulouse), Coovia (covoiturage) et Bus31 (horaires de bus en temps réel).

"C'est un mouvement qui ne demande qu'à être amplifié, insiste Bertrand Serp. Mon ambition est que toutes les communes de la métropole libèrent leurs données, et que d'ici 5 ans, environ 300 startups spécialisées dans l'exploitation de ces données soient créées, soit 3 800 emplois."

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Commentaires
a écrit le 22/05/2015 à 17:00 :
ce sont "Dix Mille euros par an" et non "Mille euros par an" qui sont dépensés ;-)

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