Les 10 aéroports régionaux génèrent 1 % du PIB de l'Occitanie

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L'aéroport Montpellier Méditerranée génère 20,5 % des dépenses effectuées par les passagers en Occitanie
L'aéroport Montpellier Méditerranée génère 20,5 % des dépenses effectuées par les passagers en Occitanie (Crédits : Edouard Hannoteaux)
Selon la 1e étude sur les retombées économiques dans l'aérien, publiée par la Région le 10 juillet, les 10 aéroports d'Occitanie génèrent 1,4 Md€ du PIB local et font travailler 47 000 personnes au global. Au top 5 des lieux les plus visités pendant les séjours : la Cité de Carcassonne, le Capitole et le centre-ville de Toulouse, la basilique de Lourdes et le Canal du Midi.

La première étude (BVA-BIPE) sur le retombées socio-économiques du transport aérien en Occitanie, révélée par le Conseil régional le 10 juillet, montre que les dix aéroports locaux génèrent 1,477 Md€ de valeur ajoutée, soit 1 % du PIB régional. En 2016, l'Occitanie, avec 11,5 millions de passagers, se situaient au 3e rang des régions françaises, avec une croissance de 4 % (contre 3 % en France ou en Paca).

Les Métropoles plus gros foyers de dépense

Dans le détail, les aéroports régionaux génèrent 2,7 Mds € de chiffre d'affaires direct (activités liées à l'aéroport) et indirect (prestations de fournisseurs). Ils représentent près de 19 000 emplois temps plein en Occitanie, qui permettent eux-mêmes de faire vivre 47 000 personnes.

Les ratios établis par l'étude montrent que 2 100 emplois sont créés par tranche d'un million de passagers. Chaque euro public investi rapporte 51 € de PIB : 20 € dans l'ex-Midi-Pyrénées hors Toulouse (l'aéroport toulousain de reçoit pas de crédits publics) et 29 € dans l'ex-Languedoc-Roussillon.

"Nous avons commandé cette étude car la Région veut répondre aux demandes des entreprises endogènes et exogènes au territoire, qui ont besoin de liaisons rapides, explique Carole Delga, présidente du Conseil régional. Nous avons déjà travaillé au rapprochement des deux stratégies antérieures : le désenclavement du territoire du côté de l'ex-MP, avec la création d'OSP (obligation de service public, NDLR) à Rodez, Brive ou Tarbes, et le développement économique et l'emploi du côté de l'ex-LR, avec les aides aux lignes touristiques."

Les dépenses de visiteurs s'élèvent à 1,6 Md€ (dont 274 M€ de fuite). Le reste de la France, avec 685 M€, est la provenance dépensant le plus, devant le Royaume-Uni (272 M€), la Belgique (88 M€), l'Allemagne (86 M€) et les Pays-Bas (69 M€).

Toulouse représente 871 M€ (55 % des retombées totales) dans ces dépenses, devant Montpellier à 322 M€ (20,5 %), Perpignan à 89,9 M€ (5,7 %), Carcassonne à 87,9 M€ (5,6 %) et Tarbes à 81 M€ (5,2 %). 73 % des passagers se déplacent pour raison personnelle (32 % pour les loisirs ou congés, 31 % pour des visites), tandis que 27 % le font pour des motifs professionnels (20 % pour réunions de travail, 2 % pour séminaire).

Carcassonne superstar

Le top 12 des lieux les plus visités se compose de la Cité de Carcassonne (7,2 %), le Capitole (4,4 %) et le centre-ville de Toulouse (2,5 %), la basilique de Lourdes (2,4 %), le Canal du Midi (1,8 %), le centre-ville de Montpellier (1,8 %), la cathédrale d'Albi (1,6 %), Narbonne (1,5 %), le Pont du Gard (1,4 %), la basilique Saint-Sernin (1,2 %), Béziers (1 %) et la place de la Comédie à Montpellier (1 %).

La restitution de cette étude est une étape d'un processus plus vaste suivi par la Région : les résultats mesurés seront déclinés par aéroport à la rentrée, parallèlement à la création d'un Conseil de développement aéroportuaire régional, qui associera des acteurs de la filière, et leurs partenaires, afin "d'augmenter la complémentarité entre aéroports, de limiter la concurrence, de diffuser les bonnes pratiques, de répondes aux exigences de l'Union Européenne, de peser dans les négociations avec les compagnies aériennes, et de développer des actions de communication et marketing", énumère Carole Delga.

En bout de course, la Région confirme l'adoption d'un Schéma aéroportuaire régional, censé porter la synthèse de ces actions. Il sera voté en fin d'année, en vue d'une application en 2018.

"C'est une méthode que nous avons suivie et qui a fait ses preuves pour le rail (allusion aux États généraux du rail, bouclés en 2016 - NDLR), et que nous déclinons pour l'aérien, conclut Carole Delga. Les aéroports sont indispensables au développement économique, c'est pourquoi la Région investit fortement. Il faudra le faire dans une démarche de complémentarité entre plates-formes, et non de concurrence."

La présentation de cette étude se déroulait à l'aéroport de Perpignan-Rivesaltes (400 000 passagers en 2016), rénové en janvier et inauguré officiellement pour l'occasion. L'effort consenti par la Région se monte à 6,5 M€ investis en travaux de modernisation et de sécurisation.

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