La Grande Motte : 4 architectes en lice pour le projet Ville-Port

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Le nouveau projet prévoit 400 anneaux, qui s'ajouteront aux 1 500 anneaux du port actuel
Le nouveau projet prévoit 400 anneaux, qui s'ajouteront aux 1 500 anneaux du port actuel (Crédits : Ville de La Grande Motte)
Le maire de La Grande Motte, Stéphan Rossignol, a dévoilé, le 31 octobre, la liste des 4 cabinets d'architecture en lice pour concevoir son projet d'extension du port. Les travaux, d'un coût de 42,8 M€ HT, prévoient notamment la construction d'un nouveau bassin à flot et d'une zone technique.

Alors que le premier projet d'extension du port de La Grande Motte (34) a été initialement évoqué en 1993, puis a nécessité une nouvelle phase d'études au cours du 1er mandat de Stéphan Rossignol (élu en 2008), le dossier vient de franchir un cap concret avec l'annonce des quatre cabinets d'architecture retenus pour concevoir le projet. Le jury de concours réuni par la Ville avait reçu 26 candidatures, dont huit de l'étranger.

Les architectes en lice sont :

  • Carlos Ferrater, du cabinet OAB de Barcelone (Espagne). Parmi ses références : le port de plaisance de Tanger, la gare maritime de la Joliette à Marseille, etc.
  • Elisabeth et Christian de Portzamparc, du cabinet éponyme à Paris. Références : la presqu'île de Grenoble (38), les Jardins de la Lironde à Montpellier, le futur Musée de la Romanité de Nîmes, etc.
  • Dan Stubbergaard, du cabinet Cobe à Copenhague (Danemark). Références : Village de sciences de la Scandinavie, etc.
  • François Leclercq, du cabinet éponyme à Paris. Références : Euroméditerranée 2, les nouveaux ports de Cagnes-sur-Mer (06) et de Saint-Laurent-du-Var (83), etc.

"Jusqu'en 2015, le projet était positionné sur la partie centrale de la ville, au niveau de la capitainerie, puis les études ont montré l'intérêt de le déplacer sur la partie ouest, commente Stéphan Rossignol. De même, il s'agissait d'abord d'étendre le port qui, avec 1 500 anneaux, arrive à saturation - nous avons plus de 400 dossiers en attente. Mais nous avons complété le projet car il fallait aussi renforcer l'économie locale autour du tourisme."

Un investissement de 42,8 M€

Le projet se compose d'abord de la construction d'un nouveau bassin à flot de 400 unités. Elle sera doublée par la création d'une zone technique (3,2 ha, dont 18 000 m2 de bâti), où seront transférées les 25 entreprises positionnées sur la zone actuelle - dont Outremer Yachting, qui porte le projet d'un nouveau chantier d'envergure.

Les autres aménagements porteront sur la sécurisation du plan d'eau, la mise à niveau de l'offre de services liés à la plaisance, et la création d'un pôle nautique pour l'accueil des passagers. Enfin, le projet de Ville-Port sera complété par une nouvelle offre d'habitat après le transfert de la zone technique, riche de 500 à 550 nouveaux logements, "conçus dans l'esprit balladurien (du nom de Jean Balladur, concepteur de la station balnéaire en 1968, NDLR)", précise Stéphan Rossignol.

Le coût prévisionnel du projet se monte à 42,8 M€ HT, dont 21,6 M€ pour les aménagements portuaires, 8,9 M€ pour les aménagements urbains, et 12,3 M€ pour les travaux sur la zone technique nautique. Une partie du dossier est éligible aux financements prévus au Plan Littoral 21, doté d'un milliard d'euros : les services de la Ville de La Grande Motte espèrent en obtenir 15 M€.

La suite de la procédure prévoit la remise des projets sous plis anonymes à la Ville de La Grande Motte au cours du 1er trimestre 2018. Les études en conception s'étendront de 2018 à mi 2020, suivis par les travaux du port (livraison : mi 2022) et de la zone technique (2022), et enfin par la construction de la partie logements en 2024, en vue d'une installation des premiers habitants en 2026.

La Grande Motte fêtera le 50e anniversaire de sa création en 2018, avec plusieurs manifestations d'envergure tout au long de l'année.

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Commentaires
a écrit le 02/11/2017 à 18:31 :
J'ose espérer que le jury ne retiendra pas le projet des époux Portzamparc. Le Musée de la Romanité de Nîmes est un mauvais plagiat métallique du Musée Guggenheim de New York.
Une bien triste affaire, vraiment.

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