Le Club de l'éco en quête du bon placement en période d’incertitude

 |   |  423  mots
Pascale Besses-Boumard (Wansquare), Vincent Capela-Laborde (Notaires Foch), Nicolas Cartoux (B Capital), Isabelle Enos (B Capital), et Agnès Le Fur (BNP Paribas).
Pascale Besses-Boumard (Wansquare), Vincent Capela-Laborde (Notaires Foch), Nicolas Cartoux (B Capital), Isabelle Enos (B Capital), et Agnès Le Fur (BNP Paribas). (Crédits : Christine Caville)
Le Club de l’éco, organisé par Objectif Languedoc-Roussillon le 12 avril au Musée Fabre de Montpellier, a tenté d’identifier les moyens de faire fructifier son épargne dans le contexte actuel. Une centaine de participants ont répondu à l’invitation.

En 2016, la constitution d'un portefeuille se heurte à la difficulté de trouver un rendement optimum dans un contexte macro-économique très incertain. Interrogée par Pascale Besses-Boumard, directrice de la rédaction du site Wansquare, Isabelle Enos, directrice de l'offre financière de B Capital, a indiqué que le niveau des taux, très faibles actuellement, va rester en l'état « sans doute des années ».

Un contexte instable

« Il y a deux facteurs d'explication à cela, analyse-t-elle. D'une part, la croissance en Chine, qui baisse de façon récurrente. D'autre part, l'augmentation des flux sur les marchés pétroliers, de par la volonté de l'OPEP de contrer la production américaine de gaz de schiste. Ces éléments de contexte pèsent sur la croissance mondiale, mais aussi sur l'évolution de l'épargne, et sur notre capacité à l'anticiper. »

Néanmoins, dans la famille des trois grands types de placement (immobilier, valeurs mobilières et assurance-vie), Agnès Le Fur, responsable banque privée de BNP Paribas Languedoc-Roussillon, a rappelé que cette dernière conserve une place à part.

« L'assurance-vie reste un placement pertinent, et le seul véhicule associant diversification d'actifs et contexte fiscal ultra favorable, ce qui est une spécificité française, souligne-t-elle. Il faut donc la valoriser dans le contexte actuel, où la rémunération de l'épargne court terme est faiblement rémunératrice. »

L'aptitude au risque

Le placement en actions demeure lui aussi une option, rendu difficile à son tour en raison de la volatilité des marchés. Comment s'y retrouver ?

« Les placements qu'on laisse végéter dix ans ne produisent plus de résultats, affirme Nicolas Cartoux, responsable régional de B Capital. Il faut donc se pencher sur la prise de risque. Diverses études sur la finance comportementale montrent qu'on peut mettre en place un portefeuille ad hoc pour avoir le bon comportement au bon moment, par exemple lors des paniques boursières relayées par les médias. Et il faut, pour cela, être accompagné par un professionnel, de sorte à avoir une vision de marché. »

Enfin, l'immobilier semble s'imposer de lui-même, là encore en raison des taux très bas.

« C'est un marché formidable car on vous prête pour acheter ! sourit Vincent Capela-Laborde, notaire au sein du cabinet Notaires Foch, à Montpellier. Dans cette ville, qui connaît une forte hausse démographique, je ne vois pas où se situe le risque. Vous pouvez avoir de 4,5 à 5 % de rendement dans l'immobilier d'habitation, de 6 à 7 % dans l'immobilier de bureaux, et de 10 % dans l'immobilier d'entreprise. »

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :