Déinove s’agrandit et reçoit 1,5 M€ de l’Ademe

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(Crédits : Décideurs en région)
La société de biotechnologie montpelliéraine achève son extension à Cap Sigma (Grabels-34), portant sa superficie à 1500 m2. Inaugurés jeudi 16 juin, ces nouveaux locaux vont permettre le développement de la biotechnologie de rupture Deinochem, dotée d’un nouveau financement de 1,5 M€ de l’ADEME dans le cadre du programme Investissements d’Avenir.

L'entreprise de biotech, qui inaugurait ce jeudi 16 juin l'extension de ses bâtiments de Cap Sigma (de 1000 m2 ils passent à 1500 m2), au cœur du Biopôle Euromédecine à Grabels (34), franchit une nouvelle étape de son développement avec un second financement de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (Ademe) fléchant le programme de chimie verte Deinochem.

Annoncé mardi 14 juin, ce nouvel apport de 1,5 M€ sera versé fin juin à l'entreprise montpelliéraine, sous forme d'avances remboursables, sur une enveloppe globale de 5,9 M€ libérables en quatre fois sur trois ans et demi (2014-2018).

Il va permettre le développement de nouveaux composés biosourcés, les caroténoïdes (issus de la carotte, de la tomate ou de biotechnologies blanches), pour la production d'anti-oxydants et de colorants.

Deinochem, la pépite verte de Déinove

« Les caroténoïdes sont une super molécule, représentant un marché de 1,4 Mds € aujourd'hui, et de 1,8 M€ en 2020, mais ce sont des ingrédients de spécialité au coût de production très élevé, vendus entre 500 et 5000 € le kilo », explique Emmanuel Petiot, directeur général de Déinove.

Alors que les micro-organismes présents dans la nature produisent des caroténoïdes de façon naturelle, en faible quantité, le procédé Deinochem permet d'en booster l'expression pour atteindre des rendements jusqu'à cinq fois plus importants. Pour renforcer encore les capacités de fermentation de ces souches bactériennes hyper-productives, Déinove a investit dernièrement dans de nouveaux réacteurs.

« Nous avons programmé notre extension pour accompagner ce programme. De 12 réacteurs, nous sommes passés à 38, mais nous serons à terme en capacité de produire 0,5 tonne de caroténoïdes en deux semaines de campagne », se félicite Emmanuel Petiot qui vise une commercialisation en 2018, une fois les tests de sécurité en cours réalisés.

Ces nouveaux composés pourront alors se substituer aux composés actuels, traditionnellement pétrosourcés. Représentant des marchés de plusieurs centaines de millions de dollars au plan mondial, ils trouveront des applicatifs dans les domaines de l'alimentation animale et humaine (compléments alimentaires), la nutraceutique et la dermo-cosmétique.

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