Arthur Dupuy, lauréat du concours de pitchs d’Open Tourisme Lab

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Emmanuel Bobin (Open Tourisme Lab), Olivier Chalon (Village by CA Montpellier) et Arthur Dupuy
Emmanuel Bobin (Open Tourisme Lab), Olivier Chalon (Village by CA Montpellier) et Arthur Dupuy (Crédits : Muriel Chêne)
La start-up montpelliéraine Arthur Dupuy a été distinguée par l’OpenTourisme Lab lors d’une journée de rencontres « Œnotourisme, Innovation et Business », organisée le 8 avril au Château de L'Hospitalet à Narbonne (11).

Arthur Dupuy, déjà récompensée au Prix La Tribune Jeune Entrepreneur en 2017, est à nouveau distinguée lors du concours de pitchs, organisé lundi 8 avril par Open Tourisme Lab. La start-up montpelliéraine a convaincu le jury avec la déclinaison de son concept de signature olfactive appliqué au secteur du vin.

Le jeune entrepreneur propose aux entreprises viticoles de reproduire l'odeur d'une ou plusieurs de leurs cuvées et de l'intégrer à l'étiquette ou à une languette positionnée sur le bouchon.

Reproduire les senteurs d'une cuvée ou du vignoble

« Nous sommes capables d'analyser tous les arômes qui composent le vin et de les reproduire pour créer la signature olfactive d'une cuvée que le consommateur pourra donc sentir, avant d'acheter la bouteille. Nous garantissons une préservation de cette odeur durant sept à dix ans si la bouteille est conservée à l'abri de la lumière et de la chaleur », assure Arthur Dupuy.

L'entreprise est également à même de recréer l'environnement olfactif du vignoble : « Nous installons des capteurs dans le vignoble pour recueillir les senteurs que nous pouvons ensuite analyser et reproduire. Le vigneron, sur un salon par exemple, peut ainsi présenter l'environnement dans lequel se situe son vignoble, non seulement visuellement avec des photos, mais également olfactivement avec un spray diffusant les senteurs », poursuit le jeune entrepreneur.

La frustration du visiteur qui ne peut acheter du vin

Ce concours de start-ups était organisé dans le cadre de la journée Oenotourisme, Innovation & Business, organisée par Open Tourisme Lab au Château de l'Hospitalet de Gérard Bertrand, près de Narbonne (11).

Dans la matinée, deux tables-rondes ont permis aux professionnels de l'oenotourisme d'échanger avec des entreprises innovantes pour développer leur activité. La problématique de l'expédition des bouteilles, pour les visiteurs étrangers qui n'ont pas la possibilité de ramener leurs achats quand ils voyagent en avion, a notamment été abordée.

« Il est très frustrant autant pour le visiteur que pour le vigneron qu'un séjour oenotouristique ne puisse se solder par des achats de bouteilles », déplorent les professionnels. Plusieurs solutions leur ont été proposées pour lever ce frein du transport des bouteilles. Avec Chronoviti, la société Chronopost propose un service entièrement dédié à l'expédition de bouteilles de vin vers 230 destinations.

« Nous prenons en charge toutes les démarches douanières, nous proposons les emballages adéquats pour éviter la casse. C'est une offre tout inclus, que le vigneron peut proposer à ses clients et qu'il facture en même temps que ses vins », indique Amélie Cabane, en charge de ce service.

Des solutions clef en main pour expédier les bouteilles

De même, la société Airport Diffusion propose des solutions d'expédition de bouteilles par avion. Via une application nomade, le visiteur indique la compagnie sur laquelle il voyage, Airport se charge du respect des formalités douanières, des droits à acquitter et fournit les emballages adaptés pour le passager, dont les achats en vin voyagent alors comme bagage additionnel.

De son côté, Twill, plate-forme de vente en ligne qui travaille avec près de 2000 vignerons dans toute la France, offre une solution clef en main pour l'expédition des vins : l'entreprise fournit elle-aussi les emballages, se charge des formalités douanières, gère les encaissements et les litiges. Enfin Plugwine, qui travaille avec un millier de producteurs, offre une logistique centralisée grâce à un entrepôt sécurisé et climatisé à Macon d'où sont expédiées toutes les commandes à des tarifs négociés.

L'achat doit rester fluide

Reste que cet acte d'achat en fin de séjour, qui peut s'avérer compliqué selon les destinations et les formalités douanières, doit rester fluide pour le visiteur.

« Il faut tout mettre en œuvre en coulisses pour faire sauter tous les freins qui peuvent faire rater la vente. Cela nécessite de l'anticipation avec une offre simple et compréhensible », explique Mélanie Ceysson, responsable communication des Vignobles Bonfils.

De fait, cette journée Oenotourisme, Innovation & Business a permis de présenter un panel de solutions existant pour un réel développement de l'activité oenotouristique en région.

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