Quelles passerelles entre l’UPVD et l’économie des P.-O. ?

 |   |  669  mots
F. Lorente, président de l'UPVD, aux côtés de L. Gauze, vice-président de Perpignan Méditerranée Métropole, et des autres acteurs économiques catalans en visite
F. Lorente, président de l'UPVD, aux côtés de L. Gauze, vice-président de Perpignan Méditerranée Métropole, et des autres acteurs économiques catalans en visite (Crédits : UPVD)
L'UPVD a convié, le 21 mars, les principaux acteurs économiques catalans à découvrir en profondeur le savoir-faire de l’université perpignanaise. Objectif : valoriser les compétences de l'UPVD en matière de recherche en vue de susciter des collaborations futures. Les partenaires invités évoquent quelques pistes.

Il s'agissait « d'une prise de contact, d'une phase de visite et d'échanges », selon Fabrice Lorente. Une première approche destinée à favoriser des collaborations futures.

« En invitant les acteurs économiques du territoire des Pyrénées-Orientales à venir découvrir notre savoir-faire technologique, nous voulions approfondir nos relations afin de créer par la suite des partenariats. Il faut se connaître pour pouvoir travailler ensemble », explique le président de l'Université Perpignan Via Domitia (UPVD), convaincu que l'établissement à une carte à jouer dans l'économie catalane.

« Avec 950 salariés directs, 2 000 emplois indirects générés et 44 M€ de retombés économiques pour le territoire, nous sommes une institution qui pèse », affirme-t-il. L'UPVD ne veut donc pas être mis sur la touche, au profit d'acteurs venus de l'extérieur. C'est d'ailleurs à la suite du déplacement des responsables économiques catalans à la Silicon Valley, en marge du salon CES de Las Vegas, que Fabrice Lorente a décidé d'organiser cette rencontre.

Valoriser la recherche

Dix-sept laboratoires de recherche, dont six reconnus Laboratoires d'excellence (Labex) par l'État, deux écoles doctorales, 360 publications scientifiques par an, 350 chercheurs et enseignants-chercheurs sur site, 3,8 M€ de contrats de recherche passées depuis 2010, etc. : les preuves ne manquaient pas à Fabrice Lorente pour convaincre de la qualité des recherches menées à l'UPVD.

De la recherche environnementale, à celle liée aux secteurs médical ou agroalimentaire, en passant par les sciences humaines et sociales ou encore les technologies de l'information et de la communication, une multitude de secteurs sont couverts par les laboratoires de l'université perpignanaise. « Nous sommes très bien placés sur la recherche environnementale », se targue Fabrice Lorente.

Parmi quelques recherches phares actuellement menées : l'adaptation des plantes au changement climatique en partenariat avec le CNRS, l'étude des récifs coralliens ou encore le développement de biocapteurs permettant d'analyser la présence de certaines toxines dans les aliments.

Afin de renforcer encore davantage les moyens de recherche, une plateforme technologique en bio environnement devrait être construite dès l'année prochaine. À sa mise en service, elle sera ouverte aux laboratoires de recherche de l'UPVD, aux laboratoires régionaux, mais aussi aux acteurs socio-économiques du territoire (entreprises et collectivités).

Un important partenariat public privé

Les laboratoires de l'université collaborent significativement avec les grands groupes, à l'image de Cémoi, Airbus, Rockwell Collins ou encore EDF. Un partenariat public/privé salué par Hélène Billes-Bobo. À la suite de la visite qu'elle a trouvé « très intéressante », la directrice déléguée de l'Agence de développement économique (ADE) Perpignan Méditerranée ID souhaite renforcer les liens avec l'université.

« Nous soutenons déjà l'UPVD à travers son projet d'hôtel d'incubation (ouverture prévue en 2018, NDLR) et son école d'ingénieurs Sup'ENR dont l'attractivité n'est plus à démontrer au vue des candidatures reçues (1 523 pour seulement 24 places, NDLR). Cette visite a mis en évidence les nombreuses passerelles qui existent entre l'ADE et l'UPVD. Toutefois, nous devons encore travailler davantage sur ces passerelles. Je retiens déjà quelques idées de collaboration, notamment sur les éoliennes flottantes, ou encore le tourisme durable qui est une richesse à creuser. Les différentes collaborations pourraient notamment se traduire par un travail de prospection dans des pays, sur des filières, ou encore une relation plus accrue avec les laboratoires de recherche, dont la potentialité n'est souvent pas assez mesurée. »

L'ADE prévoit de convier prochainement l'UPVD à une réunion avec une délégation russe et avec laquelle elle va mener des discussions sur les énergies renouvelables, la logistique et le tourisme. À cette rencontre seront également conviés les pôles de compétitivité, Saint Charles International, la CCI des Pyrénées-Orientales, la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole et les banques.

Concernant les autres acteurs économiques, l'UPE66 a de nombreux partenariats avec l'UPVD. La CCI, également conviée à la visite et avec laquelle « tout reste à faire », n'a pas répondu à l'invitation de Fabrice Lorente, qui « regrette fortement cette absence ».

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/03/2017 à 17:35 :
UPVD c'est quoi?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :