Idex : encore manqué pour l’Université de Montpellier

Vendredi 22 janvier, le président de l’Université de Montpellier a réagi à l’échec du projet porté par l’Université de Montpellier et ses 19 partenaires pour l’obtention du label Idex. Déception et incompréhension.
Cécile Chaigneau
Philippe Augé, président de l'Université de Montpellier.
Philippe Augé, président de l'Université de Montpellier. (Crédits : Luc Jennepin)

L'Université de Montpellier (UM) avait déjà essuyé quatre échecs dans sa course à l'Initiative d'Excellence (Idex), un label visant à faire émerger sur le plan national des pôles d'excellence en matière d'enseignement supérieur et de recherche. Le dernier en date remontait à avril 2015. Le 22 janvier 2016, le verdict est tombé et la candidature de Montpellier enregistre un nouvel échec : le projet porté par l'UM et ses 19 partenaires n'a pas été retenu, mais est présélectionné pour la prochaine audition.

« C'est une grande déception doublée d'une forte incompréhension, déclare Philippe Augé, président de l'Université de Montpellier. Nous sommes dans l'attente de l'avis détaillé du jury pour analyser les motivations d'une telle décision. »

Dans un communiqué, le président rappelle pourtant que le projet d'Idex présenté le 19 janvier avait pleinement pris en compte des deux préconisations faites par le jury : le portage du projet a été assumé par l'Université de Montpellier associée à un consortium de 19 partenaires regroupant des grandes écoles, des organismes nationaux de recherche et des centres de soins et de recherche (CHRU de Montpellier, CHU de Nîmes, et ICM), et le périmètre scientifique du projet a été revu afin d'intégrer cinq secteurs scientifiques majeurs représentatifs de cinq grands enjeux de société (santé et bien-être, matériaux innovants pour un monde durable, objets connectés, gouvernance des politiques publiques et gestion de l'innovation, gestion des ressources pour une transition écologique et la sécurité alimentaire).

L'UM3 absente

« Le projet scientifique était de grande qualité, la gouvernance crédible grâce au portage solide assuré », affirme Philippe Augé.

Mais il ajoute que « même si la fusion de l'UM1 et de l'UM2 a constitué un élément décisif en faveur du projet, il n'en reste pas moins qu'une université (l'UM3, NDLR) est restée en dehors de la dynamique de l'Idex en refusant la fusion avec l'UM, privant ainsi le projet du secteur des Humanités ».

Or, au vu des résultats, Philippe Augé constate qu'« il apparaît que ce sont des villes dans lesquelles toutes les universités ont fusionné ou des villes qui ont une seule université, comme Nice, qui décrochent l'IDEX ».

« Quoi qu'il advienne, l'Université de Montpellier est en ordre de marche pour devenir une université de recherche intensive de rang mondial », assure néanmoins Jacques Mercier, le vice-président chargé de la recherche.

Ce qui signifie qu'en restant groupés au sein du consortium constitué et en profitant de sa dynamique, « l'UM et ses 19 partenaires pourraient espérer placer le site au 3e rang national et dans les 25 premiers à l'échelle européenne ».

« Même si nous ne pouvons pas nous prononcer seuls, nous souhaitons que le consortium reste dans sa composition actuelle et qu'un nouveau projet soit déposé au format I-SITE pour la prochaine phase de sélection », conclut Philippe Augé.

Cécile Chaigneau

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Commentaire 1
à écrit le 26/01/2016 à 10:35
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4 échecs , 4 repêchages , c'est déplorable eu égard aux atouts de Montpellier sur le papier, relégation en 2ème division assurée faute de moyens, quand on connaît le poids de l'université dans la ville bien plus important qu'à Toulouse qui a un tiss...

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