MBS, facilitateur de l’action entrepreneuriale

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Katherine Gundolf, au centre
Katherine Gundolf, au centre (Crédits : MBS)
Reconnue internationalement, Montpellier Business School, à l’écoute des besoins des entreprises et des marchés, axe sa recherche sur l’innovation managériale et l’entrepreneuriat. Rencontre avec Katherine Gundolf, nouvelle directrice du MBS Entrepreneurship Center (EC), dispositif dédié à l’accompagnement, la formation et la recherche en entrepreneuriat.

Vous êtes enseignante-chercheuse et avez pris en novembre dernier la direction du MBS EC. Une de vos premières actions a été de remanier le pôle incubateur. Pour quelles raisons ?

Katherine Gundolf : J'ai souhaité créer une transversalité pour la matière, c'est à dire faire un lien entre la recherche et les formations, afin que ces dernières répondent au mieux aux besoins émergents des créateurs au sein de notre incubateur. L'incubateur existe depuis dix ans, il est entièrement gratuit pour les étudiants. Cet outil à la pointe, en amont des besoins des nouveaux créateurs, en fait l'un des plus grands incubateurs d'école. L'idée est de préparer au mieux les étudiants pour qu'ensuite ils puissent intégrer par exemple d'autres incubateurs, lever des fonds ou créer directement leur entreprise.

Comment fonctionne-t-il ?

K. G. : De la simple idée à la création, nous intervenons à n'importe quel stade du projet. Accompagné sur mesure par un coach professionnel, le projet de l'étudiant passe d'abord par un stade de pré-incubation (jusqu'à quatre mois selon la maturité du projet) avant d'intégrer la phase d'incubation (maximum deux ans). En parallèle du coaching sur mesure, des spécialistes ou partenaires animent des workshops dont les thématiques naissent souvent des besoins des incubés. En moyenne, nous incubons chaque année plus d'une centaine de projets dans des secteurs très diversifiés.

Quelles sont les  domaines de prédilection des étudiants en ce moment ?

K. G. : Cette année, je citerais les applications et les projets en économie sociale et solidaire. Nous avons de belles success stories telles l'application French Wine Tour, créée par un étudiant MBA, qui fonctionne en blockchain et propose à des passionnés de vin des circuits oenotouristiques. Se dessine également chez les jeunes une vraie tendance à la « serial création », c'est pour cette raison que nous allons adosser à l'incubateur une des spécialisations de dernière année du Master Grande École, de façon à former des étudiants dans la création d'entreprise. Tout ceci pour mieux les armer face au monde de la création toujours plus rapide, innovant et très axé sur les réseaux.

Pourquoi avoir dédié au sein du MBS EC un pôle entrepreneuriat ?

K. G. : Aujourd'hui, l'entrepreneuriat en tant que tel n'est plus stigmatisé par les étudiants qui ont envie de laisser leur empreinte dans la société. Au sein de MBS, nous faisons en sorte que la recherche, la formation et le terrain s'auto-fécondent pour être au plus proche des problématiques actuelles du monde entrepreneurial. Nous travaillons avec un réseau de partenaires locaux qui ont cette fibre, partagent nos valeurs et permettent de renforcer les liens avec le tissu économique local. C'est une volonté forte de la part de MBS de s'insérer dans l'écosystème local pour apporter sa valeur ajoutée.

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