Session inaugurale pour le contrat de ville 2015-2020

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Philippe Saurel, président de Montpellier Agglomération, maire de Montpellier, et Pierre de Bousquet, Préfet de l'Hérault, lors du 1er Comité de pilotage du contrat de ville 2015-2020.
Philippe Saurel, président de Montpellier Agglomération, maire de Montpellier, et Pierre de Bousquet, Préfet de l'Hérault, lors du 1er Comité de pilotage du contrat de ville 2015-2020. (Crédits : Montpellier Agglomération)
Le 1er comité de pilotage du contrat de ville, qui doit transcrire la politique de la ville sur 2015-2020, s’est tenu le 17 décembre 2014. Il a établi un début de diagnostic pour 12 quartiers prioritaires et indiqué des pistes de travail. Le contrat de ville sera signé avant le 30 juin 2015.

Alors qu'au plan national, une enveloppe de 330 Mds € a été débloquée pour 1 300 quartiers prioritaires, la ville de Montpellier, concernée par 12 de ces quartiers, a mis en route son contrat de ville nouvelle génération. Il s'agit d'un cadre contractuel entre l'État et les collectivités locales définissant une politique de la ville transcrite sur un seul et unique document.

Déterminé au plan intercommunal, ce contrat de ville, prévu sur 2015-2020, vient remplacer les contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) et les conventions de rénovation urbaine : la loi du 21 février 2014 oblige les collectivités locales à mettre en place des comités de pilotages dédiés à ces contrats.

À Montpellier, il s'articule autour de 4 collèges d'acteurs, constitués par les partenaires publics, des acteurs économiques, des partenaires de la cohésion sociale et du renouvellement urbain et des représentants des conseils citoyens.

« Les 5 années restantes de notre mandature seront tournées vers la co-construction des projets et de nos politiques avec les citoyens, dans une vraie démocratie participative », indique Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de l'Agglo et future Métropole montpelliéraine.

Ruines sociale et économique

Une gageure, alors que certains quartiers de la ville (classés prioritaires) tombent en ruines sociale et économique. Dans la nouvelle carte géographique des quartiers prioritaires de Montpellier (déterminée par les revenus des ménages), cinq petits nouveaux viennent s'ajouter à ceux déjà existant (Mosson, Petit-Bard...) : Vert Bois, Aiguelongue, Celleneuve, Croix d'Argent, et Pompignane.

« Dans le diagnostic que nous finalisons, nous avons déjà identifié des problématiques spécifiques à ces quartiers », indique Catherine Dardé, première vice-présidente de l'Agglomération, et président délégué de la commission Politique de la Ville.

Parmi ces problématiques figure le chômage des jeunes vivant dans ces quartiers. Souvent sous-diplômés, il sont touchés par un taux de chômage flirtant avec les 45 % (47 % à la Mosson, 41 % au Pas-du-Loup-Val Croze, 41 % à la Pompignane, 41 % à Près d'Arènes), alors que la ville accuse un taux de chômage de jeunes proche de 25 %. Autre problème repéré, celui du parcours résidentiel :

« Ces quartiers, qui sont souvent très résidentiels, (80 % de sédentarité à la Pompignane, 75 % à la Mosson, NDLR) regroupent des logements souvent petits qui créent des problèmes de surpeuplement », détaille Catherine Dardé.

Enfin, l'accès à la santé et au droit reste également une piste de travail. Pour le préfet Pierre de Bousquet, la politique de la ville doit être construite pour les gens qui y habitent, mais aussi, et surtout, avec eux.

« Les problématiques de logement, de santé, et de sécurité sont la clef pour lutter contre le chômage, le communautarisme et l'absence de mixité sociale », explique-t-il.

Travailler avec les partenaires économiques

Le contrat de ville doit travailler sur la capacité de développement économique. Selon le préfet, « les entreprises doivent être mobilisées autour de ces questions ». Une mobilisation qui doit passer notamment par la revitalisation de l'offre commerciale et artisanale, par la diversification des programmes immobiliers grâce à un travail opéré avec les chambres consulaires, les entreprises et les partenaires économiques.

Initialement prévues en décembre 2014, les signatures de contrats de ville auront lieu d'ici au 30 juin prochain, afin de laisser le temps aux collectivités locales d'achever leur négociation avec l'ensemble des partenaires du contrat.

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