58 M€ investis dans la modernisation du port de Sète-Frontignan

 |  | 504 mots
Lecture 3 min.
La Région Languedoc-Roussillon engagent d'importants travaux sur le port de Sète-Frontignan, qui seront livrés en 2015 et 2016.
La Région Languedoc-Roussillon engagent d'importants travaux sur le port de Sète-Frontignan, qui seront livrés en 2015 et 2016. (Crédits : Région LR)
La Région, propriétaire du port de Sète-Frontignan (34), a engagé 58 M€ d’investissement pour réhabiliter deux équipements destinés à accroître le trafic passagers et accueillir des navires, péniches et porte-conteneurs. Les travaux ont démarré en juillet et septembre 2014.

Propriétaire du port de Sète-Frontignan depuis 2007, la Région a engagé la réhabilitation du môle Masselin, sur le site anciennement occupé par le terminal céréalier, afin d'accroître le trafic et d'améliorer l'accueil des ferries.

Le port de Sète-Frontignan, qui est déjà le 1er port français de passagers vers le Maroc, affichait en 2013 un trafic de 171 000 passagers (129 000 en 2012) sur les ferries reliant Sète à Tanger et Nador, et de 22 160 passagers en 28 escales sur les navires de croisières (16 200 passagers pour 19 escales en 2012).

L'objectif est de doter la région d'un véritable pôle « passagers ».

« Ces quais vont permettre d'accueillir des bateaux de 220 m, alors qu'aujourd'hui, le maximum est de 190 m, et seulement dans de bonnes conditions météorologiques, souligne André Lubrano, questeur de la Région, en charge des ports de pêche, des ports de commerce et de la pêche et de la conchyliculture. Par exemple, des bateaux italiens qui sont plus longs que les anciens bateaux marocains... On s'adapte. »

Le montant des travaux s'élève à 14,2 M€, financés pour moitié pour la Région, et pour moitié par l'Europe (fonds FEDER). Les travaux, réalisés par Bouygues Travaux Publics, dureront dix mois. Des transports alternatifs au transport routier ont été privilégiés : ainsi, 600 tonnes de palplanches ont été transportées par barges fluviales depuis le site luxembourgeois d'Arcelor, via le Canal du Rhône à Sète. Soit 16 jours de voyage.

Dans le même temps, les aménagements terrestres, dont une nouvelle gare maritime, font l'objet d'un concours d'architecte.

Le môle Masselin devrait être livré en mai 2015.

« La priorité restera le Maroc et les lignes avec lesquelles nous travaillons depuis des années, ajoute André Lubrano. Mais tout trafic est bon à prendre... Pourquoi pas les Baléares par exemple. »

Par ailleurs, les travaux de construction du quai H (470 m de linéaire), qui ont démarré en septembre dernier, compteront neuf phases jusqu'à la mi-juillet 2016, date prévue de sa livraison.

Le nouveau quai permettra d'accueillir des navires, des péniches et des porte-conteneurs pouvant aller jusqu'à 260 m x 32 m. Ainsi que le trafic lié à l'entreprise Lafarge.

« Nous voulons développer le transport en conteneurs, explique André Lubrano. Nous allons ainsi doubler la capacité du port de Sète. Les armateurs veulent conditions optimales de compétitivité. C'est à ça que nous tendons. »

La construction de ce nouvel équipement représente près 44 M€ d'investissement, que la Région finance à hauteur de 85 % et l'Europe de 15 % (fonds FEDER).

« Nous modernisons le port de Sète, qui, malgré la crise, est l'un de ceux qui souffrent le moins, déclare André Lubrano. Ce sont des chantiers utiles, qui vont permettre à Sète d'avoir un port à un bon niveau. Marseille et Barcelone sont des grands ports, mais Sète possède aussi ses atouts : c'est un port en eaux profondes pouvant accueillir de gros bateaux. C'est aussi un port polyvalent qui reçoit des marchandises très variées. »

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :