Les patrons de l’Hérault font leur Grand débat

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MBS a accueilli, le 15 février, la réunion des consulaires et syndicats patronaux organisés dans le cadre du Grand débat
MBS a accueilli, le 15 février, la réunion des consulaires et syndicats patronaux organisés dans le cadre du Grand débat (Crédits : Pauline Compan)
Les trois chambres consulaires de l’Hérault et les syndicats patronaux ont participé, le 15 février, au Grand débat des forces économiques voulu par Emmanuel Macron. Réunis à Montpellier Business School, une soixantaine de chefs d’entreprises et décideurs économiques se sont exprimés sur le thème de la fiscalité et des dépenses publiques.

Les représentants des forces économiques locales étaient réunis pour un débat commun, au sein de l'école de commerce de la CCI, Montpellier Business School. Le thème de la rencontre portait principalement sur la fiscalité et les complexités auxquelles les chefs d'entreprises font face.

"Il est rare que nous soyons tous ensemble, les chambres consulaires et les syndicats, a remarqué André Deljarry, président de la CCI Hérault dans son introduction. Mais nous sommes ravis de pouvoir de onner un espace de débat aux 100 000 entrepreneurs que représentent les trois chambres."

"Le monde économique doit être entendu et respecté pour la création de valeur qu'il amène sur son territoire, a renchéri Jérôme Despey, le président de la Chambre d'agriculture de l'Hérault. Notre département regroupe un tiers de la production agricole régionale, soit 75 M€ de chiffre d'affaires par an, on veut rester dans cette vitalité."

La fiscalité dans le collimateur

Selon un sondage réalisé par les trois chambres consulaires, 44 % des entrepreneurs héraultais interrogés veulent une simplification de la fiscalité, 80 % veulent réduire le déficit en réduisant les dépenses de fonctionnement de l'État, surtout dans la défense et le social, et 65 % sont prêts a payer un impôt social comme une fiscalité écologique. "6,7 Mds € de versements transport sont payés en taxes par les entreprises. Elles pourraient en reverser elles-mêmes une partie à leurs collaborateurs qui ont des pratiques de transport", propose Samuel Hervé, président du Medef Montpellier.

De même, 42 % des entrepreneurs interrogés estiment qu'un autre frein réside dans la lourdeur des charges. Gilbert, horticulteur et commerçant en plantes, témoigne sur la lourdeur du coût du travail : "Ce qui pose problème, c'est la complexité que nous avons sur les petites structures. Il faut une simplification intégrale drastique et totale."

"La méthanisation est un début de solution pour produire du gaz renouvelable et générer du revenu pour les agriculteurs, on a un exemple à Florensac : l'agriculteur investit sur 15 ans, il aura un tarif de rachat et évite les engrais. Les agriculteurs peuvent se regrouper et essayer de faire de la méthanisation, c'est une solution", affirme André Sautet, directeur territorial région LR à GRDF.

Toujours sur le volet de la complexité, le vice-président de la Chambre de métiers et de l'artisanat de l'Hérault, Laurent Renault, a pour sa part dénoncé pour une "pression à la dématérialisation des procédures administratives et la multiplication des normes et des complexités, qui sont autant de freins à la croissance et à l'emploi."

La CCI à l'écoute des entrepreneurs

En marge du débat, André Deljarry a rappelé l'implication de la CCI 34, depuis le début de la crise des Gilets jaunes le 17 novembre.

"La CCI maintient un lien quotidien avec ses entreprises, notamment via des alertes SMS ou l'opération avec les agents de sécurité en centre-ville. Nous annoncerons d'ailleurs mardi des dispositifs complémentaires, avec la présidente de Région Carole Delga et le président de la CMA 34, Christian Poujol."

Parallèlement, la CCI a lancé une enquête en ligne auprès de ses adhérents. Les 1000 contributions seront envoyées au gouvernement à la fin du mois.

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