Création d’un grand cluster numérique régional

 |   |  614  mots
Les clusters numériques se fédèrent
Les clusters numériques se fédèrent (Crédits : ObjectifLR)
Après de nombreux mois de réflexion, les acteurs du numérique en Languedoc-Roussillon se rassemblent sous la bannière d’un cluster unique dont les contours ne sont pas encore totalement définis. L'annonce sera faite le 19 novembre pendant le Digiworld Summit, à Montpellier.

L'annonce devrait être faite à l'occasion du Digiworld Summit, mercredi 19 novembre. Après avoir créé un Think tank du numérique à l'initiative du Conseil régional regroupant la quasi-totalité des acteurs du numérique en région, l'heure est venue de passer au « Do tank ». Ainsi, après d'âpres négociations, les filières et l'écosystème numériques se regroupent sous une seule et même bannière. Si « South French Digital » est le nom de code du projet, le nom définitif du cluster est encore confidentiel. Seule certitude, il sera anglophone.

Ainsi, Media Cloud Cluster (MCC), association consacrée au Cloud (espace de stockage des serveurs informatiques), Novae LR, filière de l'économie numérique et PixLR, filière de la création numérique, se fédèrent. Tous les collèges et membres n'ont pas encore été fixés. L'intégration des entrepreneurs issus de la mobilisation French Tech, des établissements d'enseignement supérieur et de la recherche est encore en suspens. Selon un document interne édité en septembre, ces collèges, qui s'ajoutent donc aux trois filières existantes, étaient dénommés ainsi :  Start-Ups & Entrepreneurs représenté par Maryam Bini (Soledge) et Katia Vidic (Nelis) ; Enseignement supérieur & recherche représenté par Thomas Fraisse (Epitech).

Gouvernance

Pour l'heure, les contours de ce cluster ne sont pas encore totalement définis. La question de la gouvernance est en cours. Le Conseil régional aurait fortement incité à ce rassemblement afin de rendre plus cohérents les financements accordés aux filières, au point de geler certaines subventions dans l'attente de ce regroupement. Pour construire la gouvernance du nouveau cluster, les entités se sont posé la question d'une possible fusion plutôt qu'une dissolution des associations, qui impliquerait la perte de l'historique des filières.

Ainsi, le cluster sera structuré sous la forme de grands « collèges » thématiques représentant les corps de métiers principaux du secteur du numérique.

" Nous sommes favorables à cette cohésion et nous sommes conscients de la légitimité de cette unification, exprime David Mekersa, président de Pix LR. Mais nous souhaitons avoir des garanties sur les moyens financiers que les partenaires publics donneront à ce cluster."

Si la gouvernance devra gérer le plan d'action, récolter les subventions et les fonds, les règles d'adhésion pourraient rester à l'appréciation de chaque collège.

« Ce cluster restera de toute façon aux mains des entreprises privées et aura des collèges autonomes, explique Grégory Cladera, président de Novae LR. Nous acceptons l'unification pour gagner en visibilité mais nous attirons l'attention des partenaires publics sur l'amélioration du système de financement des clusters et sur les garanties nécessaires (fonds de roulement) afin d'assurer la viabilité du cluster. »

Transversalité

« Au sein de ce cluster sont représentées aussi bien les grandes entreprises que les PME et les TPE, détaille Alain Molinié, président de Media Cloud Cluster. Nous regardons en avant et identifions les secteurs les plus porteurs qui créeront le plus d'emplois. L'approche est désormais davantage transversale. »

L'annonce de ce cluster intervient quelques jours après l'annonce de la labellisation de Montpellier au label French Tech. En plus d'une visibilité hors du territoire, les membres devront plancher sur les problématiques du secteur : recrutement, formation, accompagnement plus poussé des start-ups en phase de développement après la phase de création, et amplification des échanges entre entrepreneurs.

Pour rappel, plus de 4 200 établissements du secteur numérique sont présents en région et représentent 15 000 salariés. Entre 2009 et 2012, le nombre d'établissements a augmenté de 34 %.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :