Keetiz boucle une levée de fonds pour déployer le cashback en France

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JC. Russier, CEO de Keetiz, entouré de 2 collaborateurs
JC. Russier, CEO de Keetiz, entouré de 2 collaborateurs (Crédits : Keetiz)
Keetiz a annoncé, le 21 janvier, qu'elle lève 650 000 € avant une 2e opération de financement elle aussi prévue en 2019. La start-up montpelliéraine spécialiste du cashback lance ainsi son développement commercial en France alors que ce marché explose, et que le débat autour du pouvoir d'achat fait les gros titres.

Keetiz, basée au Village by CA Montpellier, annonce qu'elle vient de lever 650 000 € auprès de la société de capital-investissement Sofilaro et de divers investisseurs privés. Désireuse de financer son développement commercial, la start-up développe une application de "cashback" : après chaque achat réalisé chez un commerçant partenaire, l'utilisateur cumule des réductions, qu'il peut récupérer ensuite sous forme de cagnotte de 10 € créditée sur son compte bancaire.

Un déploiement commercial gradué

Après deux versions antérieures de son produit (initialement basé sur des bons de réduction puis des QR codes), Keetiz a développé, en 2018, une nouvelle application "entièrement automatisée", d'après le CEO Jean-Christophe Russier. "Il n'y presque plus rien à faire : l'utilisateur télécharge l'appli, connecte son compte bancaire, puis il peut commencer à payer ses achats par CB ou chèque restaurant : il cumule alors les remises jusqu'à atteindre la cagnotte de 10 €", explique-t-il.

Après cette levée de fonds, Keetiz va financer, dans un premier temps, son développement commercial sur Paris et l'Île-de-France, avec l'objectif de consolider son réseau d'établissements et commerces partenaires. Dans un second temps, la start-up prévoit de réaliser, d'ici la fin 2019, une autre levée de fonds plus conséquente pour se déployer à Lyon, Nîmes et Montpellier (où elle était jusqu'ici en phase de POC, ciblé sur un public jeune), ainsi qu'à l'international.

Un marché en plein boom

À cette fin, Keetiz prévoit de passer de 11 à 20 salariés d'ici la fin de l'année : parmi ses recrues remarquées les plus récentes figurent Laurent Michaud (ex Micros Systems, leader des systèmes d'encaissement) et Antoine Rémy, précédemment "head of sales" France chez Groupon, qui va venir occuper la même fonction chez Keetiz (et figure parmi les nouveaux actionnaires). Deux renforts de poids qui révèlent, selon Jean-Christophe Russier, l'envol du marché du cashback.

"Le cashback est désormais le levier n°1 de croissance commerciale sur le net, devant AdWords et les bons de réduction, selon une récente étude du cabinet Xerfi. Pour preuve, un concurrent - la société américaine Dosh - vient de lever 44 M$ pour développer un produit proche du nôtre. Keetiz a l'avantage de récupérer les détails du ticket d'encaissement, et donc de gérer plus de datas pour mieux qualifier et cibler l'utilisateur, à sa propre demande, en fonction de ses centres d'intérêt et de ses habitudes d'achat. Nous nous battons depuis quatre ans pour démocratiser le cashback et maintenant que le marché est mûr, nous sommes bien placés pour prendre position en France et en Europe avant que d'autres offres ne s'y implantent."

Keetiz affiche un prévisionnel de 1 M€ sur l'exercice en cours. La start-up ambitionne de constituer un écosystème de 1 500 commerces et 200 000 utilisateurs (25 000 à ce jour) sur 2019.

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