2012 : l'export plus fort que le marché intérieur

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Selon une enquête de la Banque de France dévoilée jeudi 9 février, les entreprises régionales anticipent une croissance atone cette année. Mais l'export resterait bien orienté, notamment dans l'informatique.

La Banque de France a révélé, jeudi dernier à Montpellier, les résultats de son enquête intitulée « Les entreprises en Languedoc-Roussillon - bilan 2011 et perspectives 2012 ».

L'enquête a été réalisée en début d'année auprès de 1 286 entreprises de la région, présentes dans les secteurs de l'industrie, du BTP, des services marchands, et du commerce de gros. Elles représentent un effectif cumulé de 68 555 salariés.

Sur la partie bilan pour 2011, le secteur industriel enregistre une hausse de son activité de 6,4 %, contre 2,7 % en 2010.

Il est imité par les services marchands, en hausse à 8,1 %, et par le commerce de gros, dont le chiffre d'affaires progresse également de 6,1 % (contre 4,6 %).

Enfin, le BTP redresse la barre, avec une production globale en hausse de 5,3 %, alors qu'elle accusait une baisse de - 4,3 % en 2010.

« Globalement, on observe un sensible développement de l'activité en 2011, même si elle subit un fort ralentissement au dernier trimestre, commente Roger Martineau, directeur régional de la Banque de France. L'export représente une part importante de cette progression, notamment dans l'industrie et le commerce de gros. Cependant, les marges sont en repli, sauf dans les services et l'hôtellerie de plein air. »

Dans leurs prévisions pour 2012, les professionnels de l'industrie s'attendent à un léger repli de leur activité, à 4,4 %. Mais avec une croissance de 6,7 %, l'export devrait rester un marché porteur de rentabilité pour le secteur. En baisse à - 0,7 %, les investissements resteraient très limités dans l'ensemble, même si l'investissement immobilier repartirait à la hausse, à 3 %.

Avec la suppression de nombreux avantages fiscaux et la raréfaction des appels d'offre, le BTP anticipe une maigre croissance d'à peine 1 % (0,2 % pour le bâtiment, - 0,5 % pour le gros œuvre, et 0,7 % pour le second œuvre). À 2,2 %, l'investissement resterait positif, même s'il s'agit

d'anticipations d'entreprises minoritaires dans le secteur. Les effectifs chuteraient de 2,2 %, avec un moindre recours très net à l'intérim.

Les services marchands font une prévision prudente de hausse (2 %), avec une exception pour l'équipement informatique, toujours très porteur (8,2 %). Les effectifs suivraient la même courbe (2,1 %), avec toujours une bonne performance de l'informatique (5,5 %), alors que l'hôtellerie fléchirait dans les mêmes proportions, de son côté, à - 2,1%.

Les prévisions du commerce de gros sur son activité en 2012 s'élèvent à 3,4 %, dont 4,8 % à l'export. Cela resterait, toutefois, sans effet sur l'emploi, stagnant à 0,1 % (avec une baisse des effectifs attendue dans la filière du matériel agricole).

« 2012 devrait être marquée par un fort ralentissement de la croissance régionale, avec notamment des effectifs tout juste préservés, conclut Roger Martineau. L'activité à l'export restera, comme en 2011, plus porteuse que le marché intérieur. En terme de rentabilité, on devrait assister à un redressement des marges dans certains grands secteurs. »

Anthony Rey

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Légende : Le secteur de l'électronique et de l'informatique restera un des plus porteurs en 2012, comme il l'était déjà pour l'économie régionale en 2011.
Crédit photo : Edouard Hannoteaux.


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