Fermeture des remontées mécaniques : les élus d’Occitanie s’associent à la fronde

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Le secteur des Airelles de la station Font-Romeu Pyrénées 2000, dans les Pyrénées-Orientales.
Le secteur des Airelles de la station Font-Romeu Pyrénées 2000, dans les Pyrénées-Orientales. (Crédits : Altiservice)
Le 3 décembre, les élus de la Région Occitanie et de trois départements (l’Ariège, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Orientales) s’associent au recours engagé par la Région Auvergne-Rhône-Alpes devant le Conseil d'État pour plaider la réouverture des domaines skiables français.

Parce que le gouvernement ne donne aucun signe d'infléchissement de sa position sur les stations de ski - qui peuvent ouvrir mais doivent fermer leurs remontées mécaniques et donc leurs domaines skiables - les acteurs de la montagne ont annoncé le 2 décembre qu'ils allaient saisir le Conseil d'État, aux côtés de la Région Auvergne Rhône-Alpes et des trois départements les plus touchés (Isère, Savoie et Haute-Savoie).

Le lendemain, ce jeudi 3 décembre, ils étaient suivis par la Région Occitanie et les Conseils départementaux de de l'Ariège, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Orientales. Les quatre collectivités s'associent au recours engagé auprès du Conseil d'État pour demander l'ouverture des remontées mécaniques dans les plus brefs délais.

« Une mesure incompréhensible et incohérente »

Ainsi, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, Christine Téqui, présidente du Département de l'Ariège, Michel Pélieu, président du Département des Hautes-Pyrénées, et Hermeline Malherbe, présidente du Département des Pyrénées-Orientales, ont-ils rédigé une déclaration commune.

« Pour les professionnels, les salariés, les saisonniers, les acteurs de la montagne et les collectivités locales, cette mesure annoncée par le Président de la République est incompréhensible et incohérente. Sur la méthode d'une part, la décision ayant été prise avant même que la concertation engagée par le gouvernement soit conduite à son terme. Et sur son efficacité d'autre part, puisqu'il n'est pas raisonnable d'imaginer qu'il sera possible de contrôler et d'empêcher nos concitoyens d'aller skier de l'autre côté des Pyrénées. Cette succession de mesures approximatives et incomplètes, sans harmonisation au niveau européen, témoigne d'une impréparation certaine dans la prise de décision.

20 000 emplois concernés

Rappelant qu'un protocole sanitaire dédié et adapté était en cours d'élaboration, les élus déclarent souhaiter pourvoir poursuivre le travail de concertation engagé avec le gouvernement, et demandent « à l'État de territorialiser la prise de décision, la situation sanitaire étant différente d'un massif à l'autre ».

 Ils soulignent que dans les Pyrénées en Occitanie, « près de 20 000 emplois sont concernés par cette activité économique qui permet, tout au long de l'année, de créer un environnement favorable pour le tissu économique local, notamment les commerces de proximité et l'artisanat, de maintenir des services publics, de pérenniser l'habitat et les transports publics ».

« Nous ne pouvons pas laisser nos territoires et leurs habitants payer le prix fort d'une décision injuste et incohérente : voilà pourquoi nous nous associons au recours engagé devant le Conseil d'État par différents territoires de montagne de notre pays », conclut la déclaration.

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