Aéroport : Nîmes Métropole réaffirme sa volonté de booster le trafic passager

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L'aéroport de Nîmes-Garons a accueilli 213 000 passagers en 2017
L'aéroport de Nîmes-Garons a accueilli 213 000 passagers en 2017 (Crédits : Nîmes Métropole)
Le délégataire de service public, Edeis, prévoit notamment de développer les vols charter. De même, l'Agglomération nîmoise souhaite également accueillir sur site un campus de formation aéronautique.

La Communauté d'agglomération Nîmes Métropole a réaffirmé, jeudi 12 avril lors d'une conférence de presse, sa volonté de développer le trafic passager sur la zone aéroportuaire de Nîmes-Garons. Jusqu'à présent gérés par un syndicat mixte présidé le maire de Nîmes (30), Jean-Paul Fournier (LR), les intérêts de l'aéroport seront prochainement pilotés directement par l'Agglomération nîmoise dirigée par Yvan Lachaud (Les Centristes), comme le lui permet la loi.

"C'est une chose claire et entendue avec le délégataire de service public Edeis, nous souhaitons développer le trafic passager. Pour autant, nous allons mettre fin à la subvention (400 000 €) de la ligne Nîmes-Fès qui va donc s'arrêter. D'abord parce qu'elle entre en concurrence avec une même ligne non subventionnée à Montpellier, et d'autre part parce que le Préfet du Gard a attaqué cette subvention devant le tribunal administratif", a notamment expliqué le président de l'Agglomération Yvan Lachaud.

Une stratégie de niches

Seule la compagnie Ryanair atterrit aujourd'hui à Nîmes. 213 000 passagers sont passés sur le son tarmac l'an dernier contre 214 000 en 2016. Outre la ligne Nîmes-Fès (35 000 passagers), la ligne Nîmes-Liverpool (11 000 passagers) sera également à l'arrêt cette année. "Cette année seulement", promettent les acteurs aéroportuaires.

"Nous discutons avec des tour operateurs, en lien avec des réceptifs locaux afin d'organiser des packages touristiques pour faire atterrir ici des charters. Il faut mettre en place le terreau qui permettra aux compagnies d'apporter les passagers. C'est une démarche de niches qui vise à améliorer la génération de retombées économiques sur le territoire", a pour sa part défendu Jérôme Arnaud, directeur général adjoint d'Edeis.

Parallèlement à cette activité civile, Nîmes Métropole, qui dispose de place sur cet ancien site aéronaval, affirme que 12 entreprises, représentant un total de 140 emplois, sont intéressées pour une installation aux abords de ses pistes. En outre, la collectivité ajoute qu'elle est en discussion avec un centre de formation dans les métiers de l'aéronautique intéressé par l'écosystème de l'aéroport qui compte notamment les Canadair de la Sécurité civile, les entreprises Sabena Technics, Avdef, ou encore Aircraft Data System. Environ 700 emplois sont concentrés sur l'aéroport de Nîmes-Garons.

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Commentaires
a écrit le 16/04/2018 à 10:41 :
Il faut souhaiter à Monsieur Lachaud et à Nîmes Métropole plus de sérieux dans la gestion de l'aéroport que dans celle de la fourniture et la distribution de l'eau à Nîmes (le scandale Saur). Ceci dit, à un moment où la Cité des Antonins entend se redéployer au plan touristique (Unesco, Musée de la Romanité), on ne comprend pas vraiment pourquoi le Maire de Nîmes renonce à co-gérer l'infrastructure. La longueur actuelle de la piste de l'aéroport nîmois (gros porteurs) permet sans doute des développements. Souhaitons à Madame Delga bonne chance dans sa tentative d'harmonisation des divers équipements régionaux.

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