Immobilier d’entreprise : la Métropole reste attractive

L’observatoire de l’immobilier et du foncier d’entreprise de Montpellier et de son territoire urbain, né il y a dix ans à l’initiative de l’agglomération montpelliéraine, livre un bilan 2014 optimiste, révélant un territoire attractif.
Cécile Chaigneau

5 mn

De gauche à droite : Caroline de Boisgelin-Abecassis (BNP Paribas Real Estate), Gilles Pimort (DTZ), Michel Peinado (Arthur Loyd), Jacques Baghi (cellules économiques régionales de la construction), Philippe Saurel (maire de la Ville et président de la Métropole de Montpellier), Christophe Pérez (SERM-SAAM), Chantal Marion (vice-présidente de Métropole de Montpellier), Nicolas Huet (CBRE), Christophe Nowak (Gemofis), Richard Thélène (Immobis Thélène Immobilier).
De gauche à droite : Caroline de Boisgelin-Abecassis (BNP Paribas Real Estate), Gilles Pimort (DTZ), Michel Peinado (Arthur Loyd), Jacques Baghi (cellules économiques régionales de la construction), Philippe Saurel (maire de la Ville et président de la Métropole de Montpellier), Christophe Pérez (SERM-SAAM), Chantal Marion (vice-présidente de Métropole de Montpellier), Nicolas Huet (CBRE), Christophe Nowak (Gemofis), Richard Thélène (Immobis Thélène Immobilier). (Crédits : Montpellier Méditerranée Métropole)

Baromètre d'un secteur stratégique, le bilan de l'observatoire de l'immobilier et du foncier d'entreprise de Montpellier et de son territoire urbain (41 communes), qui agrège les chiffres de la SERM et des principaux commercialisateurs de la place, est attendu chaque année avec impatience.

Après deux années de stabilisation, ils sont en hausse sur 2014 : 71 000 m² de bureaux ont été commercialisés (61 000 m² en 2013, + 13 %), 81 0000 m² de locaux d'activités (60 000 m² en 2013, + 35 %), 19 000 m² d'entrepôts (11 000 m² en 2013, + 72 %), et 103 000 m² de foncier d'activités (78 900 m² en 2013, + 30 %).

« Avec un marché du foncier et de l'immobilier d'entreprise en croissance en 2014, notre Métropole fait la preuve de sa compétitivité, se réjouit Philippe Saurel, maire de la Ville de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole (Montpellier 3M). Le dynamisme du marché de l'immobilier et du foncier d'entreprise sur la Métropole est l'un des indicateurs de notre développement économique. »

Arrivée de grands groupes internationaux

La clientèle internationale mobilise plus d'1/5e des surfaces qui ont fait l'objet de transactions, soit 7,5 % (1/3 des surfaces pour des clients régionaux et locaux).

Ainsi, Chantal Marion, la vice-présidente de Montpellier 3M déléguée au Développement économique et à l'attractivité, se félicite notamment de l'installation prochaine de Computacenter (conseil : BNP Paribas Real Estate) dans l'immeuble Le Liner à Pérols, « générant environ 300 emplois d'ici 2017 ». L'entreprise occupera 2 026 m2 et « a déjà mis des options de 1 038 m² et 1 300 m² supplémentaires », précise Caroline de Boisgelin-Abecassis, directrice de BNP Paribas Real Estate à Montpellier.

L'élue annonce également l'acquisition foncière du groupe canadien Denux à sur le parc montpelliérain Eurêka. Quant au norvégien Crayon France, une SSII comptant actuellement 10 salariés à Montpellier (sur 850 en Europe) et prévoyant de tripler son effectif d'ici un an, il prend 300 m² dans le bâtiment Le Concorde, sur le parc de l'Aéroport à Pérols (34).

Des prix stables

 « Nous menons une politique foncière en faveur des entreprises qui trouvent ici toutes les bonnes conditions pour se déployer », affirme Christophe Perez, le directeur de la SERM-SAAM, évoquant les parcs d'activités, pépinières d'entreprises et autres structures d'accueil et d'accompagnement de la Métropole.

Les prix sont restés relativement stables : entre 156 et 124 €/m² (en seconde main) pour des bureaux en location, 1 794 à 1 389 €/m² à l'achat ; 70 à 82 €/m² pour les locaux d'activité en location, 594 €/m² à l'achat ; 82 €/m² pour le foncier d'activités.

« Des prix équivalents à ceux pratiqués à Toulouse », affirme Philippe Saurel.

« En terme de bureaux, le territoire dispose d'un stock de 99 000 m² dont 70 000 de seconde main, commente Michel Peinado chez Arthur Loyd. Ce qui représente 15 mois de stock et permet une offre équilibrée qui évite les tensions sur les valeurs. Le taux de vacances est de 5 %, ce qui est un bon ratio. »

« Les demandes de bureaux en centre ville sont à la hausse, ajoute Caroline de Boisgelin-Abecassis, chez BNP Paribas Real Estate. Nous passons 7e ville de France en transactions de bureaux cette année, devant Rennes. »

La demande des entreprises qui déménagent fait état de plusieurs critères prioritaires. À commencer par la volonté d'économiser.

« Il y a aussi la nécessité de répondre aux nouvelles normes qui incite à chercher des locaux plus neufs, ajoute Gilles Pimort, chez DTZ. Les restructurations d'entreprises, ou encore la recherche de proximité avec les transports en commun, notamment le tramway. »

Le PLUI pour les grandes réserves foncières

Parmi les autres transactions significatives réalisées en 2014 se trouvent : Intersystems (location sur 1 070 m² au Liner, par DTZ), PrivatesportShop (achat de 3 870 m² à Castelnau-le-Lez pour son futur siège, par DTZ), Schlumberger (clé en main locatif de  3 133 m² de bureaux sur parc de la Pompignane, par Arthur Loyd), Union Matériaux (achat de 8 000 m² sur la ZI du Salaison, par BNP Paribas Real Estate), Philea Solutions (extension de 3 350 m² en location sur Baillargues, par CBRE), Repar'Stores (transfert du siège social sur 1 150 m², sur le parc Marcel Dassault à Saint-Jean-de-Védas, par Gemofis), les Laboratoires Jaldès (450 m² de bureaux sur la ZAC Garosud, par Gemodis), ou encore Groupe Studialis avec les écoles ESGCV et le Cours Florent (parcelle de 4 030 m² sur le parc Hippocrate, par Colliers Immobis).

Quid des grandes réserves foncières, qui font actuellement défaut au territoire, pour satisfaire aux recherche de certains groupes régionaux, comme Orchestra ou Union Matériaux ?

Une problématique qui devrait être résolue par l'avènement des Plans locaux d'urbanisme intercommunaux (PLUI), affirme Philippe Saurel : « Le PLUI permettra de trouver de grandes réserves foncières sur le territoire. L'intérêt d'un pôle métropolitain est justement de mettre autour de la table des acteurs qui peuvent recevoir des entreprises là où d'autres ne peuvent pas ».

Quant aux conséquences de la réforme territoriale et de l'avènement de la future grande région, le président de la Métropole martèle : « Des sièges sociaux, des administrations vont être regroupés. Les salariés sont inquiets. Le gouvernement prend ses responsabilités. Ça échappe totalement au maire de Toulouse et au maire de Montpellier. »

Cécile Chaigneau

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