Electronique : Omicron renforce son activité dans le médical

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Omicron est un fabricant de cartes électroniques basé à Claret (34)
Omicron est un fabricant de cartes électroniques basé à Claret (34) (Crédits : Omicron)
À Claret (34), le fabricant de cartes électroniques Omicron va créer une nouvelle unité de production dédiée au secteur médical, où il projette de booster son activité. Avec l’aéronautique, c’est l’autre filière d’avenir pour cette PME qui travaille aussi, pour moitié de son chiffre d’affaires, avec des start-ups.

L'entreprise Omicron, fabricant de cartes et systèmes électroniques basé à Claret (34) prend un nouveau virage et mise sur un important développement de son activité dans le secteur médical.

« Nous allons créer une unité dédiée du fait de la montée en puissance de nos clients historiques et de nouveaux clients de ce secteur, confirme Léonce Jean, le directeur général d'Omicron. Nous accompagnons notamment un de nos clients, Scaleo Médical, dans le lancement d'un nouveau produit pour lequel nous fabriquons l'électronique. Nous avons déjà multiplié par deux notre capacité de production et nous voulons la multiplier par deux à nouveau... Par ailleurs, Montpellier est un bassin médical important. Nous avons décidé de monter en compétence et d'obtenir la certification de la norme ISO EN 13485, attestant de la conformité des dispositifs médicaux produits chez nous... Nous travaillons déjà pour des entreprises comme Horiba ou Scaleo Médical. Cette nouvelle unité nous ouvrira des portes vers d'autres prospects. »

« Omicron fera pour nous toute la partie électronique du patch polycapteur, un dispositif de monitoring embarqué (collecte des données cardiaques pour détecter notamment AVC ou infarctus en temps réel, NDLR) que nous commercialiserons en 2019 », confirme Philippe Burgart, co-gérant de Scaleo Médical.

Dans le cadre du dispositif « Contrat Croissance Entreprise », la Région Occitanie annonce, le 29 octobre, attribuer « plus de 163 000 € à Omicron pour la mise en place d'une unité de production et d'assemblage dédiée au médical ». Cette subvention financera une partie du projet estimé par le dirigeant à 1 M€ environ, le reste étant financé sur fonds propres.

Omicron a déjà fait l'acquisition d'un bâtiment voisin sur son site. L'unité devrait être opérationnelle d'ici 2021.

Du potentiel dans l'aéronautique

L'entreprise ambitionne, en parallèle, de monter en puissance sur le secteur de l'aéronautique, où elle réalise déjà 20 à 25 % de son chiffre d'affaires (médical : 25 % ; nucléaire : 20 % ; le reste dans industrie).

« Notre objectif est de monter au moins à 40 % sur le médical et 30 % sur aéronautique, précise Léonce Jean. Ce sont des secteurs très exigeants, c'est pourquoi nous choisissons de nous faire certifier. Omicron a été choisie parmi 400 entreprises françaises pour faire partie du programme SPACE initié par le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales et visant à faire monter en compétences les sous-traitants de la filière aéronautique via une démarche de lean manufacturing. Nous étions déjà sur la V1 de ce programme, entre 2014 et 2017. Nous serons accompagnés par des consultants de grands donneurs d'ordres tels que Thalès, Airbus ou Safran, pour améliorer la qualité et la réactivité dans ce secteur. Nous travaillons déjà pour eux en 2nd rang, et nous espérons, à l'issue de cet accompagnement, cibler d'autres prospects. »

10 à 15 emplois supplémentaires d'ici deux ans

Omicron et son bureau d'études Hartech, qui emploient aujourd'hui 60 à 70 salariés, réalisent un chiffre d'affaires annuel de 7 M€.

« Nous visons un doublement du chiffre d'affaires sur cinq ans, ce qui passera par du recrutement, estimé entre 10 et 15 emplois supplémentaires d'ici deux ans », prévoit Léonce Jean.

Sa capacité de production est aujourd'hui de 40 000 composants par heure posés sur des cartes électroniques. Avec 90 000 références sorties des lignes de production en 2017, Léonce Jean précise que le site est à 60 % de ses capacités.

La fabrication de produits finis, essentiellement pour des start-ups via des partenariats industriels, représente 50 % de son activité, « en progression de 10 % par an ».

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