Symétrie agrandit son site de production d'hexapodes

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Leader pour les hexapodes destinés aux grands télescopes terrestres, Symétrie équipe notamment l'Interféromètre du Pic de Bure, dans les Hautes Alpes.
Leader pour les hexapodes destinés aux grands télescopes terrestres, Symétrie équipe notamment l'Interféromètre du Pic de Bure, dans les Hautes Alpes. (Crédits : IRAM - F. Gueth)
Spécialiste des solutions de positionnement de haute précision, Symétrie investit 600 000 € sur une extension de son site de production, livrable à la rentrée. Le Nîmois veut conforter sa position de leader dans certains secteurs (télescopes terrestres) et en prospecter de nouveaux.

Concepteur et fabricant d'hexapodes (machines permettant la mise en position et le mouvement d'objets dans l'espace suivant les six degrés de liberté), Symétrie vient de prendre en location un plateau technique de 400 m2, jouxtant son siège situé sur le Parc Georges Besse de Nîmes (30). Il investit 600 000 € pour équiper ces locaux appartenant au LNE (Laboratoire National de Métrologie et d'Essais), qui seront opérationnels dans cette nouvelle configuration à la rentrée prochaine.

"Depuis sa création en 2001, Symétrie a développé une ligne de produits créé en fonction des besoins spécifiques de nos clients (plus de 400 sur cette période, ndlr). Nous sommes en train de monter une chaîne de fabrication d'hexapodes standards, afin d'être plus performants dans les flux de production", explique Olivier Lapierre, gérant de Symétrie.

L'investissement porte sur l'acquisition de plusieurs machines, dont des systèmes de contrôle qualité : "Nous rencontrons un fort succès avec l'intégration de nos machines dans des systèmes d'optique, aussi nous devons pouvoir livrer dans des conditions de type salle blanche", poursuit Olivier Lapierre. L'objectif de Symétrie est de porter son volume de production annuelle de 20 à 50 hexapodes d'ici deux ans.

Profiter du boom mondial de l'optique

Depuis quelques années, Symétrie s'est imposée comme leader mondial pour les hexapodes destinés aux grands télescopes terrestres d'observation. Parmi les derniers sites emblématiques équipés par le Nîmois figurent le Grand télescope millimétrique (GTM) du Mexique, et l'Interféromètre situé au Pic de Bure dans les Hautes Alpes : les deux télescopes ont été associés à plus de 30 centres d'observation dans le monde pour produire, le 10 avril, la première photo jamais prise d'un trou noir.

"C'est un secteur que nous adressons depuis les débuts de l'entreprise. Mais d'autres métiers commencent à s'intéresser à nos systèmes, à commencer par le secteur médical avec qui nous avons de nombreux contacts", indique Olivier Lapierre.

À l'international, Symétrie est passée de 40 % de l'activité à l'export en 2015 à 55 % en 2018, et 60 % projetés en 2019. La Chine concentre à elle seule 30 % de cette activité.

"Les commandes affluent de semaine en semaine en provenance de la Chine. Ce pays a fait de la maîtrise des composants optiques un axe stratégique de sa croissance économique... à telle enseigne que je suis persuadé que le marché mondial de l'optique sera aux années à venir ce que l'électronique a été aux années 70. De même, aux États-Unis, nous vivons une forte reprise du marché. Après l'accalmie qui a suivi l'élection de Donald Trump, nous observons une explosion des besoins en optique et optoélectronique avec les développements en cours autour de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée, etc.", analyse Olivier Lapierre.

Symétrie prévoit de porter ses effectifs de 20 salariés en 2018 à 30 cette année, dont 70 % d'ingénieurs. Le Nîmois veut doubler son activité en quatre ans, avec un prévisionnel de 8 M€ à cette échéance.

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