20 start-ups régionales et espagnoles à bord du Train de la French Tech

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Les participants du Train de la French Tech à Madrid
Les participants du Train de la French Tech à Madrid (Crédits : Cécile Chaigneau)
Le Train de la French Tech, une opération organisée par l’agence économique Pyrénées Méditerranée Invest, s’est élancé de Perpignan en direction de Madrid les 14 et 15 juin. Cette 2e édition embarquait 20 start-ups d’Occitanie et espagnoles, qui ont présenté leur projet devant des investisseurs et institutions régionales.

La 2e édition du Train de la French Tech, initié en 2017, avait lieu les 14 et 15 juin 2018, au départ de Perpignan et à destination de Madrid. Organisé par l'agence de développement économique Pyrénées Méditerranée Invest (PMI), il a embarqué 85 participants, parmi lesquels 15 start-ups perpignanaises, montpelliéraines et toulousaines, mais aussi géronaises et barcelonaises, rejointes par cinq start-ups madrilènes à son terminus.

Objectif : mettre en relation les communautés du sud de la France et de l'Espagne, créer des liens entre les entreprises elles-mêmes, mais aussi avec les investisseurs potentiels et les institutions présentes à bord du train.

Relier les écosystèmes

 « Cette année, nous avons mobilisé Montpellier, Toulouse et Gérone, se félicite Laurent Gauze, président de la l'agence PMI. Ces opérations ne peuvent marcher que si on les poursuit. Aujourd'hui, les territoires manifestent l'envie de se connecter... Miser sur les nouvelles technologies, c'est le bon créneau pour changer l'image de Perpignan et aller à l'international. »

« Ce genre d'opération permet de mettre en relation les écosystèmes de Toulouse et Montpellier avec celui de Perpignan, confirme Bernard Fourcade, président de la CCI des Pyrénées-Orientales. Ce qui est important pour les start-ups, c'est de se connaître, de pouvoir échanger. Le rôle de la CCI est d'être autour de ces entreprises, de les cocooner, de créer un environnement favorable. »

Pitch à bord

Un concours de pitch avait lieu dans le train, à raison de deux minutes chacune. Les cinq start-ups perpignanaises en lice :

  • Bass Me (objet connecté musical)
  • Pousse-Pousse (box pousse-pousse pour découvrir le jardinage en s'amusant)
  • Coursicab (plate-forme urbaine de livraison disruptive)
  • ICM Soft (réalité augmentée, solutions holographiques, muséographie digitale, bornes interactives,...)
  • IR Oui Come (plate-forme de e-tourisme spécialisée sur la Catalogne)

Les cinq start-ups montpelliéraines :

  • Specialist Wanted (plate-forme de recours à services en ligne auprès de spécialistes indépendants pour les petites entreprises)
  • Spotyride (application de mise en relation entre spots et pratiquants de wakeboard)
  • Sekurity (solution pour deux-roues motorisés avec capteurs intelligents, qui appelle automatiquement les secours en cas d'accident)

Une start-up toulousaine : HOP CRM (logiciel de gestion de la relation clients).

Les start-ups géronaises :

  • Xkelet Easylife (prothèse orthopédique par impression 3D)
  • De piso en piso (plate-forme en ligne qui connecte les personnes qui cherchent et celles qui proposent des chambres dans des appartements à partager)
  • Cherrytech (réseau social autour du sport)
  • Zonetacts (Applications de chat

Les start-ups barcelonaises :

  • Amenitiz (outil de digitalisation et de réservation pour les hôtels)
  • Kasaz (1e plateforme immobilière espagnole qui vérifie les informations, « car le marché immobilier en Espagne est un désastre ! »)
  • Ipaidthat (outil de facturation pour TPE-PME et application de gestion des notes de frais).

Les start-ups madrilènes :

  • Grow ly (plate-forme de crowdlending)
  • Seeusoon (réseau social)
  • Visualeo (collecte et vérification de datas)
  • Brickfunding (recherche d'opportunités d'investissement en crowdfunding immobilier).

Le prix du jury a été remis à Ipaidthat, qui partira au CES de Las Vegas en janvier 2019 avec l'agence de développement économique PMI, le 2e prix à Coursicab, le 3e prix (innovation) à Xkelet Easylife, le 4e prix (coup de cœur) à Pousse-Pousse, les 5e et 6e prix (mentions spéciales) à Sekurity et Visualeo.

En attendant la labellisation French Tech

Durant le voyage, des rencontres étaient prévues avec Domènec Espalalé Verges (président de la CCI de Gérone), Christian Marion (directeur de la French Tech Barcelone), Hugues Bardin (sales director 4YFN, « Four Years From Now », plate-forme innovation du Mobile World Congress), Bertrand Barthelemy (directeur de la Chambre franco-espagnole de commerce et d'industrie), Dimitri Seigneuray (directeur de la French Tech Madrid) et Sebastian Alvarez (responsable du Département Etudes et implantations de la CCI franco-espagnole).

L'opération a également pour but de contribuer à la démarche de labellisation French Tech de Perpignan, qui candidatera à l'automne.

« Aujourd'hui, il n'y a plus de frontières dans le système des start-ups, et il est important, au moment de la fusion du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées, que nous puissions travailler avec la Catalogne, déclare Pierre Rocca, directeur de l'IDEM (école des arts créatifs, installée au Soler et à Barcelone), président du cluster des industries créatives Pôle Action Media et membre du groupe de réflexion sur la French Tech Perpignan. Nous travaillons pour répondre à l'appel d'offres en octobre, mais nous sommes déjà homologués communauté French Tech, ce qui nous permet d'estampiller les actions du territoire comme le Train de la French Tech, qui vient enrichir notre candidature. Nous pensons avoir de bonnes chances. »

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Commentaires
a écrit le 16/06/2018 à 18:18 :
Rien contre la labellisation French Tech de Perpignan sur le fond, mais si toutes les villes deviennent labellisées French Tech, quel devient l'intérêt de ce label ? Ça sent la fin de la French Tech en fait, notamment ces actions de pures communication.

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