Économie circulaire : le groupe Nicollin s’invite au capital de Scop3

EXCLUSIF - Scop3, la plateforme d’achat-vente d’équipements de bureaux de seconde main, installée à Montpellier, lève 1,7 million d’euros auprès du groupe de propreté montpelliérain Nicollin, d’Irdi Soridec, et de NGB invest, société d’investissement du dirigeant Frédéric Salles.

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Scop3 est une plateforme numérique d'achat-vente d'équipements professionnels (bureautique, informatique, décoration,...) de seconde main.
Scop3 est une plateforme numérique d'achat-vente d'équipements professionnels (bureautique, informatique, décoration,...) de seconde main. (Crédits : DR)

Scop3, la plateforme numérique d'achat-vente d'équipements professionnels (bureautique, informatique, décoration,...) de seconde main annonce, ce 24 mars, une augmentation de capital de 1,7 million d'euros. Ce tour de table d'amorçage est mené par le fonds régional Irdi-Soridec (200 millions d'euros d'actifs sous gestion) auquel sont associés NGB Invest, société d'investissement de Frédéric Salles, et le groupe montpelliérain Nicollin, spécialiste de la propreté et de l'environnement (7.500 salariés, 470 million d'euros de chiffre d'affaires).

« Le Groupe Nicollin a pour ambition d'identifier toutes solutions permettant la réutilisation d'objets et ainsi éviter la destruction et le gaspillage, explique, par écrit, le groupe Nicollin qui, dans la réponse à ses appels d'offres, doit proposer des solutions pour permettre en amont la réduction des déchets. Scop3 se positionne dans cette démarche en proposant une plateforme digitale assurant une seconde vie aux équipements professionnels. C'est donc tout naturellement, que [nous avons] souhaité accompagner le développement de cette belle initiative. »

Valorisation

Scop3,lancée à l'automne 2021 par l'entrepreneur à succès Frédéric Salles (ex-Matooma) et son associée Sophie Scantamburlo-Contreras (directrice générale), permet à une entreprise de valoriser des équipements qui, parce qu'amortis parfois de longue date, partaient souvent à la benne à l'heure d'un déménagement ou d'un rafraîchissement de locaux. Une mise en déchetterie qui a un coût, que Scop3 propose de convertir en ressources par la vente des équipements. Scop3 prélève, suivant les équipements, entre 15 et 40% du montant de chaque transaction opérée sur sa plateforme, mais l'entreprise cédante récupère quelques subsides et améliore, au passage, son bilan carbone.

En outre, quand cette dernière décide de donner ses équipements à une association, Scop3 est en mesure de lui fournir un Cerfa ouvrant droit à réduction d'impôt au titre du don. Autant d'éléments valorisables dans un bilan de fin d'année.

Objectif : réduire les déchets

Les fonds collectés permettront à Scop3 de recruter une dizaine de personnes d'ici la fin de l'année, d'internaliser les structures informatiques, mais aussi de développer une activité d'aménageur de locaux professionnels avec les équipements achetés sur sa plateforme.

Au-delà de l'argent frais récolté, l'association de la plateforme avec le groupe Nicollin relève de la conjonction d'intérêts communs.

« On nous sollicite désormais pour prendre en charge la marchandise une fois qu'elle a trouvé preneur, et c'est un besoin que nous n'avions pas identifié au lancement commercial de la plateforme en novembre, souligne Frédéric Salles. Or, une fois des locaux vidés de leurs meubles, il faut les nettoyer mais aussi jeter en déchetterie les équipements qui n'ont pas trouvé preneur par la vente ou par le don. On touche là à deux savoir-faire de Nicollin. »

14% recyclés, seulement 0,4% réemployés

« Depuis la mise en service de Scop3 en novembre, nous avons pu observer une constante : on arrive à réemployer 80% des équipements mis en vente. Sur ces 80%, 60% sont vendus à d'autres sociétés, et 40% donnés à des associations », précise Sophie Scantamburlo-Contreras, qui travaille en étroite collaboration avec divers éco-organismes.

Selon une étude de marché commandée par Scop3, quelques 20 millions d'équipements professionnels sont renouvelés chaque année. 14% de ces ameublements sont revalorisés dans un cycle de vie recyclage et 0,4%, seulement, réemployés.

D'ici fin 2024, la plateforme montpelliéraine, qui cible un marché national, vise 6 à 8 millions d'euros de chiffre d'affaires et 20.000 entreprises abonnées.

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