LegalTech : OpenFlow passe le cap des 1000 premiers abonnés

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Le fondateur d'OpenFlow, S. de Charentenay, entourés de ses investisseurs et partenaires
Le fondateur d'OpenFlow, S. de Charentenay, entourés de ses investisseurs et partenaires (Crédits : Anthony Rey)
Positionnée comme market-place du droit, la start-up montpelliéraine OpenFlow a annoncé, le 18 juin, qu'elle vient de signer ses 1 000 premiers abonnés moins d'un an après sa création. La LegalTech vise les 50 000 clients dès l'an prochain.

Créée en septembre 2017 à Montpellier, OpenFlow annonce qu'elle vient de signer ses mille premiers abonnés en moins d'un an. Se qualifiant de "Netflix du droit", la start-up développe une plate-forme permettant aux professionnels du droit de revendre leurs prestations juridiques à des TPE-PME ou organisations qui ont besoin d'un document juridique similaire.

Des besoins non pourvus

L'abonnement est de 100 € par an. Il donne un accès illimité à un grand nombre de documents d'avocat - contrats de travail, contrats de distribution, pactes d'actionnaires, etc. - au sein d'une docuthèque "irréprochable et sécurisée", selon le fondateur de la legaltech, Simon de Charentenay.

"Signer en bloc un syndicat patronal ou un incubateur social prouve que nous commençons à jouer dans la cour des grands, et surtout que nous sommes au coeur du sujet : ces acteurs travaillent en région avec des TPE-PME où il existe un besoin non pourvu en documentation juridique de qualité", souligne-t-il.

OpenFlow pense déjà à la suite : la start-up vise les 50 000 abonnés en 2019. "Nous sommes en discussion avec des groupes du CAC 40, notamment dans la banque-assurance, qui représentent chacun un potentiel de plusieurs millions d'abonnés", estime Simon de Charentenay.

L'enjeu de la transformation digitale

Parmi ses plus gros clients figurent le Medef Montpellier Sète Centre Hérault (800 abonnés à lui seul), la CCI Hérault, l'accélérateur WeSprint (pour ses trois sites de Montpellier, Toulouse, et Marseille), les Villages by CA de Montpellier, le Crédit Agricole du Languedoc, l'incubateur d'innovation sociale Alter'Incub, la pépinière du Pays Coeur d'Hérault, ou encore des investisseurs historiques de la legaltech comme Christophe Carniel (par ailleurs président de Vogo), Pierre Deniset (Kaliop), Yvan Zaouche (ProArchives Systèmes), etc. OpenFlow a été également retenue parmi les 200 applications choisies pour CCI Store, la marketplace de e-services récemment lancée par le réseau CCI France après l'expérimentation conduite par la CCI Hérault.

"La structuration juridique des entreprises est un des sujets du Medef Montpellier car 79 % de nos adhérents ont moins de 20 salariés, sont souvent sous-staffés sur les questions juridiques, et se contentent parfois d'aller chercher sur internet des documents de mauvaise qualité. Grâce à des outils comme OpenFlow, nous contribuons à professionnaliser nos entreprises et à faciliter leur transformation digitale", analyse Samuel Hervé, président du Medef Montpellier.

"Il nous faut optimiser le temps d'accompagnement des porteurs de projets car faire de la recherche juridique sur Google n'est pas notre métier. Par ailleurs, c'est l'intérêt du chef d'entreprise de consolider ses projets, de gagner du temps quand le cash diminue vite, en téléchargeant des CGV (conditions générales de vente, NDLR) ou des formulaires conformes au RGPD (règlement général sur la protection des données, NDLR) alors que les documents juridiques se multiplient", rajoute Philippe Rajosefa, responsable Alter'Incub.

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