Sim&Cure lève 3 M€ pour lutter contre les AVC

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Le logiciel de Sim&Cure est destiné à sécuriser la pose des stents lors du traitement endovasculaire de l'anévrisme cérébral
Le logiciel de Sim&Cure est destiné à sécuriser la pose des stents lors du traitement endovasculaire de l'anévrisme cérébral (Crédits : Sim&Cure)
Spécialiste des dispositifs neurovasculaires, Sim&Cure a annoncé, le 23 mai, qu'elle lève 3 M€ auprès de deux fonds d'investissement. La medtech basée à Grabels (34), déjà rentable en Europe, se tourne vers l'Amérique du Nord, où elle veut doubler ses parts de marché.

Start-up numérique dédiée à l'amélioration des traitements médicaux par voie endovasculaire, Sim&Cure annonce qu'elle lève 3 M€ auprès des fonds Elaia et IT Translation. D'une part, la medtech grabelloise est connue pour une suite logicielle, "Sim&Size", conçue pour les traitements de l'anévrisme cérébral, et déjà utilisée sur 1 500 patients (dans 250 hôpitaux) depuis 2018.

Réduire les risques

D'autre part, Sim&Cure est la première medtech autorisée à commercialiser un modèle de simulation des anévrismes (intégré à ce logiciel). Le traitement de l'anévrisme, une malformation artérielle pouvant déboucher sur un AVC (accident vasculaire cérébral), suppose la mise en place d'une prothèse neurovasculaire qui, neuf fois sur dix, est surdimensionnée et donc d'une efficacité réduite : la modèle de simulation de Sim&Cure fournit des informations pour mieux dimensionner cette prothèse.

"Nous croyons sincèrement que Sim&Size pourrait devenir un traitement standard pour l'anévrisme cérébral. Nous prévoyons également de lancer un nouveau cycle de recherche et développement afin de sécuriser davantage le traitement du patient en fournissant encore plus d'informations aux médecins avant l'opération", explique Mathieu Sanchez, CEO de Sim&Cure.

Le potentiel du marché américain

Avec ces fonds, Sim&Cure prévoie de renforcer son développement aux États-Unis. Après l'obtention d'une certification prévue cet été, la medtech ouvrira un bureau de cinq personnes à New York, à la rentrée prochaine, avant d'en ouvrir un deuxième sur la côte ouest en fonction des résultats du premier.

"Notre preuve de concept a bien fonctionné en Europe, où nous avons déjà atteint la barre de la rentabilité. Il existe une demande en Amérique du Nord, où nous avons déjà 37 % du marché. Nous nous appuyons sur les partenariats déjà noués en Europe avec des multinationales telles que Medtronic et Stryker pour appuyer notre développement sur place, avec l'objectif de signer rapidement les cinq ou six autres acteurs récurrents du marché. Nous espérons doubler notre part de marché en 18 mois", précise Mathieu Sanchez.

Sim&Cure vise également le marché chinois, dont la taille, selon certaines études, devrait dépasser l'Europe en fin d'année 2020 pour ce type de produit : Sim&Cure prévoit de démarrer sa certification en début d'année prochaine. La medtech a une autre priorité en Amérique du Sud, notamment au Brésil et en Colombie, où elle a déjà démarré des phases d'essais.

Sim&Cure prévoit de recruter 13 personnes en 2019 (effectifs : 27), et dix de plus en 2020. Elle a réalisé un chiffre d'affaires de 630 000 € en 2018, qu'elle compte porter à près de 2 M€ sur l'exercice suivant. "Un million d'euros ont déjà été réalisés cette année", conclut Mathieu Sanchez.

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