HIoTee veut étendre l'internet des objets aux zones blanches

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HIoTee utilise la couverture satellitaire en place et, bientôt, son propre nanosatellite
HIoTee utilise la couverture satellitaire en place et, bientôt, son propre nanosatellite (Crédits : DR)
HIoTee développe une solution satellitaire pour collecter les données issues de l'IoT dans les zones non couvertes par le réseau GSM. Après une longue phase de R&D, la start-up montpelliéraine démarre son développement commercial et annonce une 1e signature imminente.

Projet issu de la recherche et ayant fait l'objet d'un contrat de maturation avec la SATT AxLR, la nouvelle start-up HIoTee développe une technologie à la jonction du spatial et de l'internet des objets (IoT). Elle propose une solution satellitaire permettant de collecter des datas issues de l'IoT sur toute la planète, y compris dans les zones blanches non couvertes par le réseau GSM.

Une technologie intégrée

Cette solution se compose d'une station ("concentrateur") multiprotocole, compatible avec l'ensemble des réseaux IoT (Lora, Sigfox, etc.) : elle collecte puis transfère les datas vers un cloud sécurisé, avant de les remettre à disposition des clients de la start-up. HIoTee utilise la couverture satellitaire en place, mais indique qu'elle a conçu son propre nanosatellite "sur étagère", qui sera utilisé et configuré en fonction des commandes.

"La majorité des stations actuelles utilisent le réseau GSM mais sont limitées par l'existence des zones blanches. Il existe des solutions satellitaires pour contourner ce problème, mais elles sont souvent prohibitives. Nous avons résolu l'équation, sous forme de pack incluant l'ensemble des services, des préétudes jusqu'à la mise en place, la récupération des données, la mise à disposition à travers le cloud, etc. Le client n'a qu'un seul interlocuteur", décrit le président d'HIoTee, Karim Rami.

Décollage commercial en 2019

HIoTee a été fondée par quatre associés, dont Karim Rami, ingénieur issu du Centre spatial universitaire (CSU) de l'Université de Montpellier, qui a passé huit ans dans le secteur de l'IoT et conçu, notamment, la carte radio du nanosatellite Robusta 1b, produit par le CSU et lancé dans l'espace en 2017. La start-up est aujourd'hui installée dans les locaux de l'Institut de l'électronique et des systèmes (CNRS-UM).

La pépite cible les industriels engagés dans leur transformation numérique et opérant dans des zones où les solutions techniques disponibles sont insuffisantes : industrie minière, pétrole et gaz (plates-formes offshore ou installées en zones désertiques), ou transport maritime (porte-conteneurs en haute mer). HIoTee ambitionne de conclure au moins un contrat dans chacun de ces segments en 2019, avec une première signature imminente avec un État (non précisé) : les négociations portent à la fois sur un POC (preuve de concept) et la signature du contrat si le POC est validé.

"En 2020, nous prospecterons d'autres secteurs tels que les énergies renouvelables, notamment les systèmes d'électrification en Afrique, ou encore l'agriculture", poursuit Karim Rami.

De même, HIoTee réfléchit à une première levée de fonds, d'un montant allant de 700 000 à 1 M€, en 2019. "Tout sera lié au chiffre d'affaires, puisque nous rentrons nos premières commandes cette année", conclut Karim Rami.

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