New Space : HIoTee peaufine son plan de financement

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HIoTee a créé une technologie pour commander des objets connectés, y compris dans les zones blanches, par liaison satellitaire.
HIoTee a créé une technologie pour commander des objets connectés, y compris dans les zones blanches, par liaison satellitaire. (Crédits : DR)
Créatrice d'une solution satellitaire pour data issues de l'IoT, la start-up montpelliéraine HIoTee cumule les distinctions liées aux grands dispositifs et concours, comme le concours national i-Lab 2019, le 4 juillet. Les financements correspondants lui permettent d'achever une phase de POC, avant de passer à la commercialisation en 2020.

HIoTee développe une technologie permettant de commander et de communiquer avec des objets connectés, y compris dans les zones blanches non couvertes par le réseau GSM, par liaison satellitaire. La start-up, qui compte boucler la phase de POC (preuve de concept) en 2019, a d'abord bénéficié d'un soutien de la SATT AxLR qui a financé le projet en phase d'anté-création, et est en train d'établir un nouveau plan de financement afin de passer au stade du développement commercial.

Selon son fondateur Karim Rami, HIoTee projette de lever jusqu'à 300 000 €, principalement auprès de business angels, d'ici la fin septembre. A cela s'ajoutent les financements liés aux distinctions que la start-up montpelliéraine a cumulées sur la seule année 2019 : l'intégration à une promotion de l'ESA BIC Sud France, l'incubateur de l'Agence spatiale européenne (subvention de 25 000 €), une bourse French Tech (60 000 €), le label French Tech Seed (permettant de lever jusqu'à 250 000 € d'obligations convertibles par effet de levier auprès de bpifrance), et, le 4 juillet, un prix au concours national i-Lab (245 000 €).

De multiples débouchés

Toujours installée à l'Institut de l'électronique et des systèmes (UM-CNRS), l'entreprise, qui compte sept salariés à ce jour, a prévu plusieurs recrutements pour accélérer sa croissance alors que la technologie est validée depuis peu. Les filières prospectées sont le secteur minier, les transports (dont le transport maritime, avec le tracking de porte-conteneurs), ou l'énergie.

"Les pays africains ont notamment cette problématique d'IoT en raison du grand nombre de zones blanches. Il s'agit souvent de centrales solaires, qu'il faut monitorer à distance", explique Karim Rami.

Ce dernier précise que la phase de développement commercial a largement été anticipée, avec déjà "20 contacts très avancés", pour lesquels HIoTee aurait fait des propositions dans 50 % des cas. Chaque contrat représenterait de 200 000 à 350 000 €.

Enfin HIoTee planche sur d'autres produits, "plus compacts", dont l'un est déjà en test chez un prospect.

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