Objets connectés : IoTerop lève 1,5 M€ pour booster son développement commercial

 |   |  584  mots
IoTerop fournit des solutions pour la sécurité et la gestion des objets connectés.
IoTerop fournit des solutions pour la sécurité et la gestion des objets connectés. (Crédits : IoTerop)
La start-up montpelliéraine IoTerop, fournisseur de solutions pour la sécurité et la gestion des objets connectés, annonce le 24 octobre qu'elle a bouclé une 1e levée de fonds de 1,5 M€. Ses projets : enrichir son offre, doper ses forces commerciales et accélérer son déploiement international.

IoTerop propose aux industriels visant des déploiements massifs d'objets connectés, une solution de device management sécurisée, interopérable et gérable à distance. La start-up montpelliéraine, créée en 2016 par trois anciens d'Intel - Hatem Oueslati, Jacques Bourhis et David Navarro - est aujourd'hui un des leaders mondiaux de la technologie OMA Lightweight M2M.

Le 24 octobre, elle annonce qu'elle a bouclé une première levée de fonds de 1,5 M€ auprès de Breega (fonds d'investissement parisien composé d'entrepreneurs et qui finance des entreprises européennes high tech), Irdi-Soridec (société de capital investissement régionale, opérant sur le sud-ouest de la France, depuis Montpellier, Toulouse et Bordeaux) et la holding d'investissement de Frédéric Salles, CEO de Matooma et par ailleurs déjà client de IoTerop.

« Grâce à cette levée de fonds, nous allons pouvoir renforcer nos équipes commerciales, accélérer le déploiement de notre gamme de produits et répondre à une demande croissante d'interopérabilité, de sécurité et de gestion à distance venant des industriels et des opérateurs de ce domaine en forte expansion qu'est l'internet des objets », déclare Hatem Oueslati, président d'IoTerop.

Aux États-Unis et au Japon

Outre le développement de sa technologie, la jeune entreprise veut accélérer son expansion et augmenter ses ventes à l'international, plus particulièrement aux États-Unis et au Japon.

« Nous avons maintenant besoin de dynamiser nos forces commerciales car nous enregistrons beaucoup de demandes entrantes, ajoute Hatem Oueslati. Nous allons recruter de trois à quatre personnes entre aujourd'hui et la fin 2020. »

La commercialisation des solutions de IoTerop passera aussi par des partenariats commerciaux. Comme celui qu'elle vient de signer avec Access Systems au Japon : « Ils sont en relation avec de gros opérateurs japonais, comme Toshiba par exemple, et revendent notre technologie sur toute l'Asie du sud-est ».

IoTerop a déjà mis un pied aux États-Unis où il travaille, depuis cet été, avec Itron, leader mondial compteurs intelligents connectés.

« Il s'agit de notre premier gros accord aux États-Unis, précise Hatem Oueslati. Itron participe par exemple au projet de ville intelligente de Paris. C'est essentiel pour nous d'avoir des acteurs de cette aura... Itron intègre notre technologie dans ses programmes d'éclairage public intelligents. Les premiers déploiements sont attendus pour l'an prochain. »

Des compteurs et conteneurs connectés

L'entreprise emploie une dizaine de salariés à Montpellier mais ne communique pas sur son chiffre d'affaires pour l'heure. Parmi ses clients figurent Itron, EDF, Ericsson (télécommunications), Matooma (solutions de connectivité), Traxens (entreprise marseillaise spécialisée dans les conteneurs connectés), Akka Technologies (intégrateur automobile) ou Kerlink (fournisseur de solutions réseaux pour l'internet des objets).

« Les secteurs présentant un potentiel important de développement pour l'entreprise sont celui des compteurs connectés pour le comptage de la consommation d'énergie, d'autant plus avec l'avènement de la 5G qui génère d'importants besoins, et donc des enjeux critiques, de sécurité et de mise à jour à distance des appareils, observe Hatem Oueslati. Le secteur des transports et de la logistique a besoin de pouvoir interroger un conteneur à distance, par exemple pour vérifier des variations de températures, c'est pourquoi nous travaillons avec Traxens... Sur le marché du véhicule connecté, on a besoin de la faire la télémétrie pour pouvoir analyser ce qui se passe dans le véhicule, d'où notre collaboration avec AKKA Technologies par exemple. »

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :