Le nouveau préfet de l'Hérault dévoile ses priorités

 |   |  548  mots
Jacques Witkowski, en poste depuis quelques heures, présente sa feuille de route, le 26 août 2019
Jacques Witkowski, en poste depuis quelques heures, présente sa feuille de route, le 26 août 2019 (Crédits : Anthony Rey)
En poste depuis quelques heures, le nouveau préfet de l’Hérault, Jacques Witkowski, a présenté sa feuille de route, le 26 août. Il évoque un nouveau cadre de travail avec les maires après l’adoption de la loi Proximité et Engagement.

Précédemment en poste dans la Manche, Jacques Witlowski a pris ses fonctions, le 26 août, de nouveau préfet de l'Hérault, un département qu'il admet ne pas connaître. Mais il entend apparemment vite combler ce retard : entre deux visites protocolaires aux maires de Montpellier et de Sète, il a reçu la presse, dès ce premier jour, pour présenter ses priorités. "Je m'inscris dans un esprit de continuité avec mon prédécesseur, Pierre Pouëssel, autour de trois axes : la proximité pour être proche des habitants et des élus impactés par les politiques publiques de l'État ; la lisibilité pour que ces actions soient comprises de tous ; et la réactivité, car je n'aime pas que les sujets s'enlisent", promet-il en déclinant ces principes selon plusieurs dossiers d'actualité.

Le soutien à l'agriculture : "C'est un sujet que je connais bien car j'ai déjà servi dans de grands territoires agricoles et viticoles. J'ai écrit ce matin à tous les maires pour leur indiquer que je souhaite travailler en proximité avec eux sur ce dossier. Avec l'été que nous connaissons, divers sujets agricoles se posent, dont celui de l'hyper sécheresse et des incendies, qui touchent certaines zones géographiques de l'Hérault. Plusieurs mesures fiscales sont à l'étude".

La future loi Proximité et Engagement, censée améliorer le quotidien des maires : "Les maires sont dans une situation de gestion généraliste, complexe, qui suppose beaucoup d'engagement personnel et de compétences. Souvent, les maires de petites communes ont un sentiment d'abandon face à la complexité des textes et des procédures. Emmanuel Macron veut rendre ces mesures plus accessibles. Il est légitime que l'État accompagne les maires : il l'a toujours fait, mais jusqu'ici son contrôle s'exerçait a posteriori sur les actes des collectivités. A l'avenir, la Préfecture pourra donner des conseils préalables : il n'est dans l'intérêt de personne que des projets soient retardés pour des questions financières ou de construction du dossier".

L'éventuel retour des blocages provoqués par les Gilets jaunes : "Beaucoup de commerçants m'en ont parlé. N'attendez pas de moi le moindre laxisme. Je suis très attaché aux libertés publiques (dont le droit de manifester, ndlr), mais on ne peut pas admettre que sur une période trop longue des centres-villes restent fermés à toute activité économique. C'est un équilibre à trouver. L'État dispose de plusieurs outils pour cela, mais nous n'irons pas jusqu'à interdire de manifester dans plusieurs endroits de la ville comme à Toulouse. Ce sont des sujets qu'il faut traiter de façon pragmatique, selon les spécificités du terrain, et l'Écusson de Montpellier n'est pas le centre-ville de Toulouse".

Les limitations sonores imposées aux paillotes par Pierre Pouëssel : "Les paillotes sont une spécificité de l'Hérault, que je découvre. Le principe est clair : le respect des textes, tout en tenant compte des particularités locales. Je m'inscris totalement dans la continuité des décisions prises par Pierre Pouëssel au mois de juillet. Il y aura une évaluation du dispositif de contrôle mis en place dans les prochains jours pour déterminer si on doit le faire évoluer ou l'accentuer".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/08/2019 à 11:40 :
Serait-il trop demander au nouveau préfet de ne pas s'inscrire dans la continuité de son prédécesseur en ce qui concerne le respect du droit de l'environnement ? La sévérité affichée en ce qui concerne les paillotes ne doit en effet pas masquer le laxisme (pour ne pas dire la complicité) des services de l'Etat en matière de pollution de l'environnement en général et de l'air en particulier. Par exemple, la préfecture a mis un an à réagir à la dernière pollution de la décharge de Béziers et, près de deux ans après le signalement du problème, les nuisances liées aux odeurs et aux gaz toxiques demeurent et aucune sanction n'a été prise contre l'exploitant. Où est la mission de protection de l'Etat ? Le préfet est-il encore en mesure de faire respecter la loi ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :