Montpellier : la stratégie d’endettement du maire Michael Delafosse

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Pour ses premiers voeux en qualité de maire et président de la Métropole de Montpellier, Michaël Delafosse appuie sur sa stratégie d'investissement, quitte à augmenter le niveau d'endettement des collectivités en profitant des taux bas actuels.
Pour ses premiers voeux en qualité de maire et président de la Métropole de Montpellier, Michaël Delafosse appuie sur sa stratégie d'investissement, quitte à augmenter le niveau d'endettement des collectivités en profitant des taux bas actuels. (Crédits : Cécile Chaigneau)
Le maire (PS) et président de la métropole de Montpellier, Michaël Delafosse, donne le cap 2021 et celui de son mandat. Ce sera manifestement celui de l’investissement. L’élu veut profiter de la capacité d’endettement de la Ville et de la Métropole combinée aux taux bas actuels pour financer un plan d’investissement de 2,3 milliards d’euros sur son mandat.

« La campagne électorale des élections municipales, qualifiée de "folle", n'a sûrement pas donné la meilleure image de Montpellier mais aujourd'hui, Montpellier is back ! On nous regarde, on est sur les radars... Je vais un jour par semaine à Paris pour parler de Montpellier afin que Montpellier avance. »

Le 29 janvier, le maire de Montpellier Michaël Delafosse, élu en juin 2020, profite de la traditionnelle séance des vœux à la presse pour enfoncer le clou d'une nouvelle ère advenue en terres montpelliéraines...

Largement concentré sur la gestion de la crise, l'édile a donné le cap 2021 et celui de son mandat. Et ce sera manifestement celui de l'investissement.

Augmenter l'endettement par habitant

« Une autre crise se profile, la crise sociale et économique, et nous devons apporter des réponses, martèle-t-il. Nous allons atteindre un niveau jamais atteint d'endettement. Nous allons profiter des taux très bas pour investir. Aujourd'hui, l'endettement par habitant à Montpellier est de 693 euros, contre 1.200 euros au niveau national. Nous avons de la marge pour investir. »

L'élu estime « acceptable » et « raisonnable » de se rapprocher de cette moyenne nationale et annonce un plan d'investissement de 600 millions d'euros pour la Ville et de 1,7 milliards d'euros pour la Métropole sur la durée de son mandat.

« Nous sommes dans un moment historique, ajoute-t-il. Je veux que Montpellier soit au rendez-vous du plan de relance, et que rien ne nous échappe des possibilités de co-financement, y compris au niveau européen. Plus les collectivités investissent et plus elles peuvent se faire aider. Il faut aller vite, Montpellier doit retrouver du rythme et du tempo dans son projet ! »

Parmi les sujets d'investissements, figurent la ligne 5 du tramway, les bus à haut niveau de service, le plan de rénovation des écoles, ou les 500 millions d'euros d'investissement potentiel dans le CHU - « Je vois le Premier ministre la semaine prochaine pour évoquer ce dossier », assure-t-il.

Les mobilités, prioritaires

« Je veux changer de paradigme et donner les dates de fin de chantier plutôt de début pour que les habitants sachent à quel moment les choses vont changer », précise Michaël Delafosse.

Ainsi, dans son calendrier de fin de chantiers, trouve-t-on la livraison en 2024 de l'extension de la ligne 1 du tramway jusqu'à la gare Sud de France et au quartier Cambacérès, ou la livraison au 2e semestre 2025 de la 5e ligne de tramway.

Conformément à ses promesses de campagne, les transports en commun, devenus gratuits le week-end depuis septembre 2020, le seront tous les jours pour les moins de 18 ans et les plus de 65 ans à partir de septembre 2021, et gratuits pour tous les habitants de la Métropole à mi-mandat.

« 150 millions d'euros seront engagés sur le plan des mobilités actives (marche et vélo, NDLR) dès 2021, sur des pistes cyclables notamment ou le partage de voieries », ajoute l'élu.

Qui promet également le déploiement de la Med Vallée - pôle économique autour de la santé, du bien-être, de l'alimentation et de l'environnement - à compter de juillet, et les premiers travaux d'une agence d'urbanisme pour instaurer « un dialogue apaisé avec autres collectivités ».

Réforme de l'administration territoriale

L'élu annonce pour la fin février l'engagement d'une concertation avec les Montpelliérains sur la végétalisation et l'organisation future de la place de la Comédie, cœur battant de la ville.

Enfin, c'est aussi une réforme de l'administration des deux collectivités Ville et Métropole que le nouvel élu veut déployer en septembre prochain, « pour être plus efficace, pour que chaque euro dépensé soit un euro utile ».

« Il faut attaquer certains problèmes, comme le taux d'absentéisme dans les services de la Ville, ou la continuité de service public dans les cantines. L'argent public doit être dépensé utilement. »

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