Cœur de Languedoc : 5 Agglos s'unissent pour décrocher des fonds européens

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G. d'Ettore (Hérault Méditerranée), F. Lacas (Béziers Méditerranée), A. Caralp (La Domitienne), J. Bascou (le Grand Narbonne), G. Barthez (la Région lézignanaise)
G. d'Ettore (Hérault Méditerranée), F. Lacas (Béziers Méditerranée), A. Caralp (La Domitienne), J. Bascou (le Grand Narbonne), G. Barthez (la Région lézignanaise) (Crédits : Anthony Rey)
Béziers Méditerranée, le Grand Narbonne, Hérault Méditerranée, la Domitienne et la Région lézignanaise ont présenté, le 29 juin, une entité baptisée Cœur de Languedoc. Cette association porte un des 16 dossiers éligibles aux fonds européens (27 M€ pour le Languedoc-Roussillon) et que la Région instruira en octobre.

Les Communautés d'agglomération et de communes de Béziers Méditerranée, du Grand Narbonne, d'Hérault Méditerranée, de la Domitienne et de la Région lézignanaise Corbières Minervois viennent de se rapprocher au sein d'une association baptisée Cœur de Languedoc, dont les contours ont été dévoilés le 29 juin, à Maureilhan (34). Ces cinq établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), qui représentent un territoire peuplé de 380 000 habitants, portent un des 16 dossiers en cours de constitution dans le Languedoc-Roussillon, en vue de solliciter des crédits européens dans le cadre de l'approche territoriale intégrée (ATI).

Dans le cadre de la programmation 2014-2020, le Conseil régional Languedoc-Roussillon gère en effet directement les fonds européens (1,2 Md€), dont 27 M€ seront fléchés sur les projets ATI, qui doivent associer plusieurs EPCI et présenter "un intérêt territorial". Après cette phase de dépôt de dossiers, qui s'achève le 31 juillet, la Région devrait annoncer les projets retenus vers le mois d'octobre.

"Cœur de Languedoc n'est pas une institution de plus, c'est une couche souple, technique, qui associe cinq co-présidents, souligne Jacques Bascou, président du Grand Narbonne. C'est une démarche novatrice, au moment où nous cherchons tous d'autres sources de financement. Elle s'inscrit dans les schémas régionaux et départementaux déjà votés par ailleurs."

"Avec la fusion des régions, cela va se passer, à l'avenir, entre Toulouse et Montpellier, pointe Gilles d'Ettore, président d'Hérault Méditerranée. Cette coopération répond d'abord à cet enjeu. C'est un quadrilatère pertinent pour implanter des projets européens, installé sur un territoire charnière entre Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon."

Parmi les thématiques des projets ATI figurent l'innovation, le numérique, la transition énergétique, le développement et la viticulture durables, etc. Si les cinq présidents d'EPCI n'ont pas dévoilé en détail les projets inscrits dans le dossier défendu par Cœur de Languedoc, ils en ont mentionné quelques uns dans les grandes lignes.

Au moins 500 000 € par projet

Ainsi, La Domitienne porte-t-elle un projet de pôle œnotouristique qui serait construit sur la cave coopérative de Maraussan (34). De son côté, le Grand Narbonne veut développer un écosystème autour de l'économie du vent, citant l'exemple de l'activité structurée autour du surf sur la côté basque. "Nous pourrions créer une pépinière d'entreprise dans ce domaine, puis élargir la thématique à tout le littoral pour avoir une destination "glisse"", explique Jacques Bascou.

De même, divers nouveaux équipements se positionneraient autour du Canal du Midi, intéressant à la fois des problématiques loisir et mobilité. Chacun des projets devra être porté par au moins deux EPCI, et pourra faire l'objet d'un financement de 500 000 € minimum. Un effet levier est attendu avec un financement des Conseils départementaux de l'Hérault et de l'Aude, qui viendrait alors en complément.

"Tous ces projets nécessiteront un accord entre la Région et l'Union européenne, souligne Frédéric Lacas, président de Béziers Méditerranée. Or la Région devra monter que le projet qu'elle va financer doit être efficient. Il était donc important que l'on travaille dans cet esprit, entre territoires aux mêmes potentialités... ce qui ne nous empêchera pas de nous ouvrir à d'autres partenaires."

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Commentaires
a écrit le 01/07/2015 à 18:08 :
Dans le cadre de l'oenotourisme la règle devrait être de capitaliser sur les sites remarquables existant.: Maraussan es-ce inscrit au monument historique ou un haut lieu de la culture?
Voir plutot les sept écluses....

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