Les recettes de Nîmes Métropole pour optimiser son budget transport

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Yvan Lachaud (UDI), président de Nîmes Métropole, lors de la présentation du rapport de synthèse des États Généraux du transport, mercredi 3 septembre.
Yvan Lachaud (UDI), président de Nîmes Métropole, lors de la présentation du rapport de synthèse des États Généraux du transport, mercredi 3 septembre. (Crédits : Thomas Tedesco)
Réagissant à un rapport de la Chambre régionale des comptes, Nîmes Métropole veut optimiser son offre grâce à des États généraux citoyens, récemment organisés par l'Agglo nîmoise. Leurs conclusions ont été dévoilées par le président Yvan Lachaud, le 3 septembre.

Les transports pèsent trop lourd dans le budget de la Communauté d'agglomération Nîmes Métropole : 77,71M€ sur 325 M€, soit 24 % de son budget. Aussi, l'intercommunalité présidée par Yvan Lachaud (UDI) se déclare bien décidée à faire des économies comme l'y enjoint la Chambre régionale des comptes, qui pointe des dépenses plus importantes ici qu'ailleurs : 170 € par an et par habitant contre 100 € dans les villes de la même strate administrative.

Pour remédier à cette situation, Nîmes Métropole a donc organisé des États Généraux du transport où personnel de Kéolis (actuel titulaire de la DSP), société civile, et élus ont été priés de plancher.

"Certains points de consensus se sont dégagés de sorte que nous allons pouvoir agir rapidement sur certains leviers", relève Yvan Lachaud.

Au total, ces premières mesures permettraient des économies de fonctionnement d'un montant 3 M€ par an, et seraient génératrices de 1,7 M€ de recettes annuelles supplémentaires. En parallèle, pour leur bonne mise en œuvre, Nîmes Métropole s'engagerait à un investissement de 6,3M€, sous réserve du vote des élus.

Le TCSP, question sensible

En outre, les mesures envisagées ne comprennent pas les investissements prévus dans le cadre de l'extension de la ligne 1 du transport en site propre (TCSP) au sud et dans   le centre-ville de Nîmes, ni ceux liés à la création d'une deuxième ligne de TCSP reliant l'est et ouest de la ville. Sur ce dossier, l'État s'est engagé à financer l'investissement à hauteur de 21M€.

Pour les obtenir, Nîmes Métropole doit absolument démarrer les travaux avant fin 2017 sous peine de perdre ce financement indispensable au bouclage d'un budget d'environ 120M€ pour 13,5 km d'aménagement.

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Commentaires
a écrit le 04/09/2015 à 10:16 :
Et ce qui devait arriver est arrivé. De nombreuses associations-citoyennes (ASPIQ, notamment) se sont élevées contre le projet "dispendieux" du TCSP. Cependant, il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. A l'époque les FOURNIER, LACHAUD et autre DUMAS en vantaient la fonctionnalité et garantissaient le coût de fonctionnement (et de construction) moindre. On connait le résultat aujourd'hui. Ce "flop" s'ajoute à celui de la Piscine Municipale, du Pont du Paratonnerre et de bien d'autres "babioles". Mais là ne va pas s'arrêter l'incompétence de nos élus (toujours arrogants et sûrs d'eux). Le prochain gros "bug" sera celui de la Gare de Manduel. Là encore des associations courageuses mettent en garde (AD2G). Mais rien ne semble y faire. C'est tellement facile avec l'argent du contribuable. La seule difficulté est que Nîmes est une ville qui s'étiole et que le niveau de la fiscalité y est insupportable.

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