Naissance de Digital 113, le cluster numérique unifié d’Occitanie

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Pierre Deniset, président de FrenchSouth.digital, lors du lancement du nouveau cluster numérique d'Occitanie, le 5 février.
Pierre Deniset, président de FrenchSouth.digital, lors du lancement du nouveau cluster numérique d'Occitanie, le 5 février. (Crédits : Emilie Ribou)
Daniel Benchimol et Pierre Deniset, présidents de Digital Place et FrenchSouth.digital, ont dévoilé, le 5 février, le nom et la feuille de route de la nouvelle entité fusionnant les deux clusters numériques, baptisée Digital 113. Rassemblant près de 400 entreprises d’Occitanie, elle se veut tournée vers l’action, avec notamment un grand nombre de « factories » thématiques.

La longue et parfois difficile route vers la création d'un cluster unifié a abouti avec la présentation, le 5 février en duplex depuis Toulouse et Montpellier, de la nouvelle entité unissant Digital Place et FrenchSouth.digital, les deux associations du numérique nées en Occitanie Ouest et Est.

Elle portera le nom de Digital 113, comme un clin d'œil à la route nationale reliant Montpellier et Toulouse à travers la grande région.

Un souci de visibilité

Digital 113 rassemble plus de 350 membres (soit 1,2 Md € de chiffre d'affaires et 17 000 emplois), et affiche l'ambition d'atteindre le seuil de 400 adhérents au plus tôt. Dans son ensemble, la filière numérique en Occitanie englobe 8 500 entreprises et établissements (64 000 emplois), avec un chiffre d'affaires cumulé de 8 Mds € et un taux de croissance annuel de 3 %.

« La création d'une structure unique supposait de faire converger la vision des deux clusters pour aboutir à un consensus. Digital 113 permettra un enrichissement de l'économie à travers la croissance des entreprises sur de nouveaux métiers comme la fintech, la sportech, etc. mais aussi de donner une visibilité nationale et internationale à l'Occitanie à travers ses points forts comme les deep tech, l'internet des objets ou l'intelligence artificielle, et surtout d'aider les entreprises à franchir les paliers de croissance entre la PME et l'ETI », explique Daniel Benchimol, président de Digital Place.

Un ancrage territorial renforcé

Par ailleurs, Digital 113 dispose d'un budget de 1,2 M€, financé à 60 % en autofinancement et à 40 % par des subventions (Région, Métropoles, Agglos). Le cluster, à travers l'ex-FrenchSouth.digital, s'appuie sur des antennes à Perpignan, Carcassonne et Nîmes, et prévoit d'en ouvrir de nouvelles à Tarbes, Alès, Mende et Rodez, en coordination avec les intercommunalités locales.

« L'objectif de Digital 113 est de mettre la filière numérique en interaction sur tous les territoires d'Occitanie. Il faut coordonner la représentation de nos entreprises auprès des institutions, et les orienter vers les filières industrielles de demain, autour de pôles de compétence déjà constitués sur l'IA, l'informatique quantique ou les nanosatellites. Ces missions doivent être conduites en accord avec nos valeurs, en particulier à travers des démarches éco-responsables de type "Green IT", en favorisant la mixité dans nos entreprises et leur recrutement, ou encore en facilitant la digitalisation des organisations », annonce Pierre Deniset, président de FrenchSouth.digital.

Un large panel de « factories »

S'affichant tourné vers l'action, Digital 113 proposera à ses adhérents une gamme de services pour accompagner leur croissance selon cinq axes : innovation et transformation ; stratégie et financement ; business et croissance ; international ; recrutement et diversité.

En outre, le cluster annonce la reprise d'un grand nombre de groupes de travail thématiques, déjà testés par Digital Place ou à venir, baptisés les « factories ».

Une « factory », constituée et animée à l'initiative de divers adhérents, pourra inclure plusieurs ateliers, et devra déboucher sur une feuille de route prévoyant des délivrables (livre blanc, échange de bonnes pratiques) et des rendez-vous réguliers (petits déjeuners, meet-up). Parmi les thématiques retenues figurent l'international, les RH, l'innovation, la réalité virtuelle, la PropTech, la valorisation des datas, la fintech, l'e-santé, la Green IT, etc.

« Nous avons une factory dédiée à la transformation numérique, où nous avons imaginé un atelier sur le business développement, qui est souvent le point faible de nos entreprises. C'est un sujet sensible et pourtant les échanges ont été nombreux. Ils portent sur les outils, les méthodes, sur nos forces et faiblesses, dans l'objectif de faire de nos adhérents de meilleurs commerciaux », témoigne Catherine Tillous, directrice d'agence chez Makina Corpus (Toulouse).

Le siège de Digital 113 est situé à Toulouse. Le cluster compte une équipe de 24 administrateurs (auxquels s'ajoutent les permanents), qui sera renouvelée lors d'une assemblée prévue en juin. L'élection d'un nouveau président devrait se tenir à cette date.

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