Altrad veut travailler sa croissance organique

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(Crédits : MHR)
Après des années marquées du sceau des acquisitions, le groupe montpelliérain de services à l’industrie s’organise pour gagner des parts de marché grâce à ses propres ressources.

Après avoir construit son modèle sur la conquête de parts de marché par le rachat de compétences ou de concurrents, Altrad, groupe de services à l'industrie notamment pétrolière chimique et nucléaire, s'organise pour développer de la croissance organique. Avec 42 000 salariés à travers le monde, le groupe fondé et présidé par Mohed Altrad, développe aujourd'hui un chiffre d'affaires de 3,4 Mds € pour un résultat d'exploitation de 443 M€.

« Dans notre budget 2019, nous prévoyons sans doute une baisse du chiffre d'affaires liée à la fin d'importants contrats sur le gaz naturel liquéfié en Australie. Cependant, la rentabilité, elle, sera supérieure à celle de cette année puisque nous la prévoyons dans une fourchette comprise entre 445 et 450 M€ », promet Louis Huetz, le directeur général d'Altrad.

Dans un secteur où les contrats sont de long terme, Altrad se fixe un objectif de croissance organique de + 3 à 4 % hors croissance externe (+ 8 à + 15 % acquisitions comprises) et un Ebitda de + 3 %, tout en veillant à conserver un faible ratio endettement/excédent brut d'exploitation, inférieur à 2 %.

Redessiner la chaîne de décision

En interne, l'entreprise - propriété à 78 % de Mohed Altrad - se réorganise pour digérer les achats précédents et gagner en efficacité au travers d'une stratégie dite de "business development". En clair, l'entreprise va redessiner sa chaîne de décision.

« Cette fonction sera à la fois plurielle et transverse, précise Louis Huetz. Elle sera centralisée dans une Progress Unit dédiée, et relayée à tous les niveaux de l'organisation pour, notamment, analyser des hypothèses de développement et favoriser le débat sur la stratégie entre des cadres qui n'ont pas forcément de liens hiérarchiques entre eux. »

Afin d'inscrire son action dans la durée, Altrad, qui réalise le plus clair de son chiffre d'affaires à l'étranger, dont près du tiers en Grande-Bretagne, a décidé pour la première fois de permettre à une quarantaine de cadres considérés comme cadres-clefs d'entrer au capital de la holding. Une façon pour Altrad de fidéliser ses talents. Ainsi, le management pourrait dès 2019 détenir environ 1 % du capital du groupe.

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