Après Periscope et Meerkat, Plussh veut s'imposer sur le marché du live streaming

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L'un des derniers alpha-tests de Plussh, à l'occasion du match MHSC-PSG, le 16 mai.
L'un des derniers alpha-tests de Plussh, à l'occasion du match MHSC-PSG, le 16 mai. (Crédits : @PlusshFR)
C'est une innovation de rupture, qui sera lancée en juin par une start-up montpelliéraine. Plussh permettra de diffuser des streamings en vidéo HD, à partir d'une application smartphone et d'une connexion 3G. L'entreprise vise un million d'utilisateurs d'ici 2018.

Destiné à mettre en relation des industriels et des start-ups de l'écosystème montpelliérain, l'événement "Big up for Start-ups" sera diffusé, mardi 26 mai, en direct sur internet. L'information peut paraître banale, mais elle est pourtant le fruit d'une innovation locale.

Plussh, start-up incubée au BIC de Montpellier, réalise ainsi l'un de ses derniers tests avant la commercialisation de son produit : une application smartphone permettant d'organiser des streamings en direct. Venant se positionner sur le segment du live streaming où se sont imposés Meerkat et surtout Periscope, lancé en fanfare par Twitter en mars 2015. Plussh ne compte cependant pas s'adresser au même public, et ne se positionne pas comme un concurrent :

"La plupart des professionnels avec qui nous en parlons nous disent que Periscope est une bonne idée, dit Laurent Damiron, l'un des trois cofondateurs de la start-up. Mais ils soulignent qu'ils ne peuvent pas diffuser les vidéos en direct sur d'autres sites internet, et que la qualité est suffisante pour regarder sur un téléphone mais pas sur un plus grand écran. Cette application est destinée au grand public et n'est pas adaptée pour une utilisation par des journalistes, par exemple."

Le lancement de Plussh se fera entre le 15 et le 30 juin 2015 sur iOs, et dans un second temps sur Android. Sa principale caractéristique par rapport à l'existant : Plussh annonce de la vidéo HD sans coupures, à partir d'une connexion 3G.

"Nous avons fait des tests grandeur nature qui ont à chaque fois attiré plus ou moins 10 000 personnes sans que l'on communique vraiment dessus, explique Laurent Damiron. Ça fonctionne, et c'est simple d'utilisation. De nouvelles versions ajouteront par la suite d'autres fonctionnalités."

Le modèle économique est basé, comme souvent en matière d'applications, sur le freemium : une version gratuite permettra de disposer de 6 minutes par jour de vidéo à diffuser en direct et de 2 Go de stockage. Pour environ 2 € par mois, le streaming est illimité, et l'espace de stockage passe à 5 Go. Les formules évolueront ainsi, pour couvrir le panel des utilisateurs potentiels : de l'occasionnel au professionnel.

400 000 € de fonds à lever

Journalistes, les trois cofondateurs de Plussh (Laurent Damiron, Thibault Wasiolek, Dimitri Moulins) ont créé leur application sur la base de leur besoin personnel :

"Sur le site Mlactu de Thibault Wasiolek, nous voulions rajouter du streaming en live car on trouvait que ça manquait. Nous étions partis sur cette idée, mais on s'est rendu compte que ça n'existait pas. Il y a un an et demi, nous sommes allés visiter le BIC. Au bout de quelques mois, nous étions dans les locaux après avoir trouvé notre prestataire, Sherpa Technologies, également incubé à Montpellier."

Le business plan de Plussh prévoit 30 000 utilisateurs en France d'ici la fin de l'année 2015, et un million dans le monde en juin 2018. Pour accélérer le développement de leur entreprise, ils cherchent également à lever 400 000 €. Une somme qui permettrait notamment à Plussh d'employer huit personnes en 2015, et 45 ETP d'ici 2018.

De l'événement professionnel au duplex

Lorsque l'on streame en direct avec l'application de la start-up montpelliéraine, une page se créé sur le site interne Plussh.fr, sur laquelle les diffusions peuvent être visionnées. Dans les versions payantes de l'application, il est également possible de diffuser à partir de n'importe quel site internet.

"C'est quelque chose qui peut forcément intéresser les médias, estime Laurent Damiron. Mais qui peut avoir une utilité pour de nombreux professionnels. Par exemple, une personne qui organise un vernissage peut vouloir le diffuser en direct. On peut aussi imaginer un événement qui peut être relayé sur place sur des grands écrans. On souhaite aussi que l'application puisse être utilisée pour l'organisation de duplex, ce qui nécessite un temps de latence le plus réduit possible."

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Commentaires
a écrit le 26/05/2015 à 21:27 :
bonsoir génial pour nous petit médias au plaisir de pouvoir travailler un jour ensemble bonne chance et félicitation

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