Après l'affaire StickyADS, Adyoulike reprend 50% de l'équipe à Montpellier

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Adyoulike développe une nouvelle technologie autour des native stories
Adyoulike développe une nouvelle technologie autour des "native stories" (Crédits : Adyoulike)
L'adtech parisienne Adyoulike annonce l'ouverture d'un bureau à Montpellier : elle reprend la moitié des effectifs de StickyADS, fermée en janvier par son actionnaire Comcast de façon controversée. Dix embauches supplémentaires pourraient suivre.

Spécialiste de la publicité programmatique, l'adtech parisienne Adyoulike annonce à La Tribune l'ouverture d'un bureau à Montpellier. L'opération se concrétise par l'embauche de 13 des 30 salariés de la société StickyADS.tv, fermée en janvier 2019 par son actionnaire Comcast dans un climat de vive controverse (voir le récit de l'affaire sur ce lien).

Une expertise recherchée

Opérant dans plus de 30 pays dans le monde, Adyoulike (105 salariés, CA 2018 : 30 M€) a été l'une des premières start-ups à proposer, dès 2012, une plate-forme de publicité native, ou "native advertising" (marque déposée en 2013). Alors qu'elle développe de nouveaux formats innovants, elle profite de l'affaire StickyADS en intégrant de nouveaux talents dans un contexte de forte concurrence entre adtechs pour le recrutement de certains profils.

"Les profils du niveau de ceux de StickyADS sont rares en France ou à Paris, où des groupes comme Critéo ou Le Bon Coin débauche sans cesse nos meilleurs talents. Reprendre la moitié de l'équipe présentait plusieurs intérêts. D'abord les salariés travaillaient ensemble depuis plusieurs années et connaissent le marché. Ensuite, ils ont la maîtrise technologique puisqu'ils avaient développé une plate-forme qui dégageait jusqu'à 1 M€ de chiffre d'affaires par jour. Faire ce bond en ressources humaines nous permet donc d'aller vite alors que nous accélérons nos propres développements", explique Julien Verdier, CEO d'Adyoulike.

Un climat particulier autour de l'adtech

Logée dans les anciens locaux (500 m2) de StickyADS, l'équipe de Montpellier est positionnée comme un service R&D, qui collaborera notamment avec celui présent au siège d'Adyoulike, à Paris. L'adtech vient de lancer, en juin, un nouveau produit autour du concept des "native stories", où elle affirme qu'elle n'a pas encore de réels concurrents.

"Depuis quelques années, le format n°1 sur les réseaux sociaux est la story (vidéo s'affichant dans le fil d'actualité, ndlr), mais il n'y avait pas d'équivalent pour l'open web (sites webs classiques et applications ouverts à tous, par opposition aux technologies propriétaires des GAFA, ndlr). Nous le proposons désormais aux éditeurs, aux annonceurs et à tous ceux qui sont à la recherche de monétisation. Le futur de la consommation de contenus sur mobiles, et donc de la pub, passe par les stories. Pour l'utilisateur, l'intérêt est de se voir proposer des expériences plus engageantes qu'un clic sur bannière : les gens ne font pas de blocage par rapport à la pub, seulement par rapport aux contenus inintéressants", affirme Julien Verdier.

Si les résultats sont au rendez-vous, Adyoulike pourrait recruter un dizaine de salariés en plus à Montpellier dans l'année à venir. La démarche du parisien évoque celle de son confrère TabMo, tandis qu'en local, des pépites comme Adagio ou Pepsia enregistrent des démarrages d'activité prometteurs.

"Paris souffre d'une concurrence féroce, avec un fort turn over, alors que l'écosystème de Montpellier dans l'adtech est plus stable, avec des salariés restant en poste plus longtemps. Le vivier de talents est important. Il y a eu une bonne base avec la création et le développement de Teads, qui a créé un effet d'entraînement pour d'autres porteurs de projets. On trouve à Montpellier des gens compétents, qui travaillent bien, avec des salaires compétitifs", conclut Julien Verdier.

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