Municipales : pour Yannick Jadot, Montpellier et Perpignan sont des bastions à prendre

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Yannick Jadot (EELV) était présent à Montpellier le 8 novembre 2019 pour soutenir les candidatures de Clothilde Ollier (à sa droite) et Agnès Langevine (à sa gauche) aux élections municipales de Montpellier et Perpignan.
Yannick Jadot (EELV) était présent à Montpellier le 8 novembre 2019 pour soutenir les candidatures de Clothilde Ollier (à sa droite) et Agnès Langevine (à sa gauche) aux élections municipales de Montpellier et Perpignan. (Crédits : Cécile Chaigneau)
Le 8 novembre, l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot était à Montpellier pour soutenir la candidature de Clothilde Ollier aux élections municipales de mars 2020. Mais les écologistes visent aussi un 2e bastion en région : Perpignan, ville où Yannick Jadot refuse la résignation ambiante à la victoire du Rassemblement national et de Louis Alliot. Il s’apprête à y jouer le match, avec la candidate Agnès Langevine.

Notre sondage du 20 septembre dernier crédite la liste EELV aux municipales de Montpellier de 21 à 23 % des intentions de votes. De quoi est-ce le signe ?

« C'est la confirmation que les enjeux écologiques sont en train de prendre place dans le paysage politique : les questions du dérèglement climatique, de la pollution de l'air, des déplacements, des terres agricoles, de l'alimentation, mais aussi comment relocaliser l'économie, comment l'écologie est la matrice qui redéfinit l'économie. Et notre responsabilité est de donner un débouché politique à toutes ces belles initiatives économiques, industrielles, sociales qui cherchent à se développer afin qu'elles trouvent leur place sur notre territoire. »

Quelle sera votre stratégie à Montpellier et prévoit-elle une alliance des gauches derrière EELV ?

« Il n'y a pas EELV... Il y a une liste écologiste, un programme écologiste. Je suis très heureux qu'EELV se soit mis au service de dynamiques qui la dépassent. C'est pour ça qu'on est partis tôt en campagne, pour se donner le temps de créer ces dynamiques autour d'un projet, notamment ici à Montpellier. On verra comment chacune et chacun se positionne par rapport à ce projet. On n'essaie pas de faire un montage avec les partis. Ils existent mais l'objectif est de créer une dynamique autour d'un projet. La porte est ouverte. Dans beaucoup d'endroits, nous aurons des listes soutenues par EELV, ici derrière la tête de liste Clothilde Ollier. Elle porte ce rassemblement dans lequel sont bienvenus toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans le projet écologique, y compris dans sa dimension de service publics, agricole, d'entreprise, sociale, culturelle et de gouvernance démocratique - et on sait à quel point c'est un enjeu à Montpellier. »

L'écologie est devenue une thématique centrale des élections, sur laquelle tous les candidats vont surfer...

« En campagne, les candidats accélèrent souvent sur beaucoup de choses. Ils essaient de rattraper leur retard, mais ça ne leur donne pas une crédibilité pour le mandat suivant. Notre sujet, c'est l'enjeu de gouvernance démocratique, de faire que les Montpelliéraines et Montpelliérains se sentent partie prenante de l'avenir de la ville, qu'ils maitrisent leur vie mais aussi leur ville. On ne veut pas remplacer le maire sortant simplement parce qu'il a failli, parce qu'il découvre l'écologie opportunément en campagne électorale, ou parce qu'il comprend que les vélos, les terres agricoles ou les commerces de proximité ont du sens. Nous construisons un projet et c'est sur cette base que nous appelons les électeurs à nous choisir. On n'est pas là pour occuper le pouvoir, les autres le font très bien ! On est là pour l'exercer, être dans l'action au service des Montpelliérains. »

Vous affûtez vos armes pour prendre un 2e bastion en région, Perpignan, avec la candidature d'Agnès Langevine (vice-présidente EELV de la Région Occitanie). Pourquoi Perpignan ?

« Ça fait longtemps qu'on explique que ceux qui gèrent les affaires, locales ou nationales, ont failli sur la question écologique, sociale, démocratique. Finalement, il y a deux forces qui peuvent émerger. Le repli identitaire et la peur : c'est l'extrême droite. Ou se projeter sur un avenir bienveillant, dont on est partie prenante, qui crée de l'emploi, qui recrée la confiance dans son territoire comme dans l'humanité : c'est l'écologie. Ce combat-là, il peut se cristalliser à Perpignan. Or aujourd'hui, trop de personnes se résignent à ce que Louis Alliot (Rassemblement National, NDLR) gagne à Perpignan. Nous contestons cette résignation. Nous allons construire un large rassemblement pour tenter de conjurer le sort promis à Perpignan ! »

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Commentaires
a écrit le 10/11/2019 à 13:51 :
On voit que l'écologie le préoccupe vachement en fait... -_-

Au secours.

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