Pour ses 30 ans, le BIC Innov'up célèbre la culture de l'innovation

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Les responsables du BIC Innov'up, entourés de leurs partenaires, des groupes et des start'ups accompagnées
Les responsables du BIC Innov'up, entourés de leurs partenaires, des groupes et des start'ups accompagnées (Crédits : Pierre-Yves Pruneau/Imago)
L'incubateur gardois a fêté ses 30 ans, le 6 novembre à la salle Paloma de Nîmes, en présence de 400 acteurs économiques. L'opération a permis de zoomer sur les partenariats signés entre grands groupes et start-ups accompagnées par le BIC Innov'up.

Quelque 400 personnalités du monde politique et économique ont assisté, le 6 novembre, à la cérémonie fêtant les 30 ans du BIC Innov'up, l'incubateur gardois de projets et d'entreprises innovants. Sur la période, près de 200 entreprises ont été accompagnées, avec un taux de survie de 80 % à cinq ans.

"Au-delà de l'accompagnement au quotidien, nous avons une philosophie basée sur la coopération, puisque nous incitons les entreprises à travailler avec les grands groupes, et sur la dynamique : ce sont 180 start-ups que nous avons accompagnées en 30 ans, avec la création de 1 800 emplois à forte valeur ajoutée à la clef", indique la présidente du BIC Innov'up, Virginie Monnier-Mangue.

"La CCI de Gard est la seule en Occitanie à soutenir ce type de dispositif. Dans le deuxième département le plus industrialisé de la région, cette dynamique d'innovation entretient son attractivité et s'inscrit en complément des projets portés par les grands groupes", commente Éric Giraudier, président de la CCI du Gard.

Une nouvelle responsabilité entrepreneuriale

La culture de l'innovation, dont le BIC Innov'up se fait le vecteur, a été le fil rouge des temps d'échange rythmant la cérémonie. En témoigne la présence du parrain de la soirée, Nicolas Hazard, fondateur du fonds d'investissement InCo axé sur l'économie sociale, qui a déjà investi "dans des entreprises gardoises à fort impact social".

"Nous faisons face à de grandes difficultés d'ordre économique, social ou environnemental et quand l'État ne peut pas tout faire, il revient à la société civile d'agir. Et donc les entreprises, qui sont parties prenantes de ce monde, doivent agir pour changer de paradigme et rendre l'économie plus durable. Les start-ups ont déjà forgé une nouvelle culture de l'innovation. Uber et Airbnb ont une capitalisation boursière supérieure à Accor et Ford, ce qui prouve qu'il n'y a plus de positions acquises", analyse Nicolas Hazard.

Quand les groupes boostent les start-ups

Sur la 1e table-ronde consacrée aux moyens pour les groupes de booster les start-ups incubées par le BIC, Marie-Anne Lissandre (ISYmap) a indiqué que l'appel d'offres remporté auprès d'EDF lui a permis de gagner en visibilité et d'installer un démonstrateur sur un de ses sites industriels, à Chinon (37), tandis que l'énergéticien, selon le directeur régional Gilles Capy, voit dans ce type de collaboration "une empathie avec l'écosystème, consistant à soutenir des acteurs locaux qui incarnent la signature économique du territoire".

"À la faveur de l'évolution réglementaire sur la prévention du risque inondation, nous avons identifié un nouveau marché auprès des collectivités et des industriels intéressés. Aux côtés de Météo France et de Airbus Defence & Space, nous avons donc créé une société commune, Predict Services, qui a permis d'externaliser un savoir-faire propre, à l'origine, à ces trois partenaires", évoque Anne-Emmanuelle Rousseau, directrice juridique et RSE de BRL.

Pousser l'innovation de rupture

La 2e table-ronde, à l'inverse, a permis de montrer comment des start-ups ont pu réamorcer des process industriels. "Pour gagner en crédibilité en tant que start-up évoluant dans l'industrie, nous avons grandi en reprenant deux sites industriels, de même que les opérateurs qui y travaillaient", souligne Christophe Dondeyne (Extracthive), tandis que Nicolas Jerez (Bulane), rappelle qu'en poussant "une technologie de rupture, propre et sur site, nous avons adressé les grands comptes industriels qui consomment beaucoup de bouteilles de gaz".

"Alors que l'industrie textile française est en danger, certains startuppeurs ont un geste militant, à l'image du créateur du Slip Français. Comme ce nom d'entreprise l'indique, il a voulu, après avoir créé une image et une communauté, et alors que ses volumes augmentaient rapidement, en confier une partie à Eminence, qui dispose de deux des quatre dernières usines françaises pouvant assurer cette production", révèle Dominique Seau, président de l'industriel gardois.

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